BEES - Hamzaoui 45100
  L'Etoile des Abeilles
 
Nº6 - La ruche LEA (L'Etoile des Abeilles)

Ou l ’Apiculture en production naturelle...

  • Constats délictueux et idées de progression.

  • Choix de matériel.

  • Techniques développées.

  • Points de vue sur la méthode.

  • La récolte.

  • Commentaires.

  • Traitements.

L ’Apiculture autrement ou comment faire du miel dans des conditions acceptables...

Cette approche de type alternatif explique le pourquoi et le comment d’une apiculture non intensive et néanmoins productive. Elle a vu le jour autour des années 1995, 96.

La complexité des agressions pathogéniques s’est amplifiée considérablement, les synergies pathologiques sont de plus en plus fréquentes et de formes chroniques.

Ces maladies et contaminations perdurent latentes et déclarées : seules les hypothèses suivies d’actions pluri-critérielles sont envisageables….

Une vision globale de type holistique est donc primordiale.

Les maladies de l ’abeille sont connues depuis longtemps et pourtant les symptômes observés pour différentes maladies ne sont plus du tout les mêmes.

La dégénérescence des conditions biotiques de l ’environnement est plus qu ’évidente, bien que souvent appréhendable et identifiable uniquement et spécifiquement par localisation.

L ’insuffisance qualitative des produits de traitements, voir leur absence, ou à contrario le trop plein de produits phytosanitaire fragilisent depuis 20 ans les défenses naturelles de l ’abeille qui vit par contre dans un milieu de plus en plus agressif.

Les miellées sont de moins en moins importantes et de plus en plus sporadiques.

Questions sans réponse ou multi- réponses…

Sait-on pourquoi la pression virale sur le couvain et sur l’abeille est de plus en plus forte et persistante tout au long de l’année(CBPV,SBV…et autres virus)?

Idem pour la pression parasitaire (Nosémose... parasite)?

Peut-on réellement adapter l’abeille au varroa sans aucun traitement chimique, d’un point de vue sanitaire, économique….?

Questions suite…

Quels sont les effets réels sur les colonies d’abeilles des dégradations éco-environnementales?

Peut- on appréhender les phases chroniques voir synchroniques (effets synergiques) des effets pathogéniques?

Comment sont altérés les différents métabolismes biologiques de l’abeille?

Questions toujours…

Est-ce qu’il peut y avoir disruption des circuits endocriniens selon les âges de l’abeille et du couvain?

Pourquoi 2 à 4 remérages naturels sur 10 avortent? Problèmes de reine, de mâle?

Si oui qu’elles en sont les raisons?…

Constats…

Les apports de variétés d’abeilles étrangères n ’ont fait l ’objet d ’aucun plan d ’organisation concerté et national sauf exception (îles, Landes,etc.).

La quasi-absence de sélectionneur en France est un manque considérable pour asseoir d’une manière pérenne la biodiversité.

On ne peut nier la pression parasitaire, bactérienne, et virale de plus en plus forte sur les colonies. L ’origine endo ou exogène de ces pathogénies change peu les conséquences pathologiques.

Le système intensif d ’élevage s ’est encore développé et n’est plus l ’apanage des seuls professionnels.

Cette nouvelle approche apicole prend en compte tous ces constats de nuisance supportés par l ’abeille ainsi que certaines améliorations possibles…

Distinguer et fonctionnaliser les 3 parties de la ruche :

  • Le pied de ruche (caisse à couvain), le corps de ruche, la tête de ruche ( la hausse).

  • Utilisation des cadres à barrettes, que du bois.

  • Changement complet des cires,et pose possible d ’amorces très fines,

  • Production naturelle des abeilles cirières.

  • Aucun emploi de produit phytosanitaire.

  • Abandon des concepts de la ruche divisible.

  • Système non intensif et cependant productif.

Idées de progression…

  • Développement du couvain par le bas comme dans la nature.

  • Nourrissement liquide par le bas (miel et eau en part égale ou sirop de sucre de betterave) et solide par le haut (miel cristallisé ou candi préparé).

  • Contrôle du couvain de mâle par élevage et suppression.

  • Contrôle du varroa par procédé alicamentaire.

  • Contrôle des loques par les huiles essentielles.

  • Contrôle de la nosémose par nourrissement acidifié.

  • Création de réseaux de collecte de cire indemne de produit phytosanitaire.

    Après abandon de la vision ruche divisible et du système intensif, mise en place d ’une prophylaxie soignée et soignante pour renforcer les défenses naturelles de la ruche.

    Appliquer et adapter les cycles naturels de la colonie en fonction de son environnement et de sa situation climatique .

    Modèle technique d'une Production naturelle Apicole…

    A partir d ’une modélisation de la dynamique de la grappe d ’abeilles, de ses mouvements et variances physiologiques.

    Utilisation des huiles essentielles pour renforcer les défenses.

    Augmenter la fabrication de cire.

    Séparation des cadres de corps et de hausses.

    Récolte de miel en gâteau.

    Abeilles noires mélangées…

    Il semble important de commencer par une variété de souche rustique et écotypée autant que possible afin d ’obtenir par sélection massale les souches les plus intelligentes, productives, avec les meilleures facilités d ’adaptation.

    Les dispositifs de base…

    Une synthèse des modèles existants montre l ’importance de la verticalité de la colonie, de doubler l ’espace par le bas au printemps, construction de la cire sur cadre à barrette.

    Pose facultative des grilles à reine sous les hausses.

    Entrée latérale centrale et plateau grillagé possible.

    L’application formelle des conditions naturelles de la vie de l ’abeille est un critère essentiel pour une bonne gestion apicole…

    Le déterminisme du travail dans la ruche doit se faire selon cette option primordiale, ce qui n ’empêche un suivi précis du développement des colonies dans les périodes vernales, du contrôle des reines au moins en âge et en bonne lignée.

    L ’élevage des ruches passe aussi par une aide alicamentaire, une aide prophylactique, avec phase de soins si nécessaire.

    Quelques dimensions possibles de ruche, le modèle Langstroth a été choisi par souci de standard…

    Les dimensions des corps de ruches quadrilatères ou rectangulaires peuvent varier de 33 à 50cm. La hauteur du pied de ruche peut avoir de 21 à 27cm ou plus suivant la région.

    Pour garder ou récupérer une harmonie dimensionnelle de la ruche il serait bon d’adapter le nombre d’or, sur au moins six dimensions particulières de la caisse, des cadres, inter-cadres. A savoir qu’une harmonie universelle des formes,comme pour modéliser le règne animal ou végétal passe par une vision complète en trois dimensions, toutes ces dimensions étant reliées par le nombre phi ou son vis à vis.

    Deux langes faisant office de fond de ruche sont posés en permanence, avec position hiver, printemps.

    Nourrissement dans la chambre du bas pour le sirop, pose de hausses pour les miellées.

    Exemple de cadres à barrettes…

    Grand cadre pour un volume double Langstroth, avec amorce de cire.

    En fait les cadres Langstroth sont utilisés pour être construits dans la chambre à couvain par le bas.

    Cadre de printemps pour couvain de mâles, construction avant les miellées pour cellules de dimensions abeilles.

    La Récolte…

    De la découpe à la boîte directement, ou bien on désopercule pour centrifuger, excellente tenue de la cire malgré l ’absence de fil de fer.

    Modèle expérimental…

    En noir le pied de ruche fixé au corps. Les poignées sont préférables placées en longueur si la porte arrière est déplacée.

    A droite, détails du devant, les trois trous ne sont pas primordiaux mais très intéressants car les bouchons ou les abeilles régulent ces ouvertures très facilement aux grés des fluctuations du climat.

    Modèle vu de l ’arrière, porte ouverte montée sur charnières, position été ...

    Le plateau intermédiaire sous les cadres est positionné en bas ou enlevé, le fond de ruche peut être plein ou grillagé.

    Les constructions de cire bâties sous les cadres au printemps seront découpées à volonté en fin de saison, ou laissées pour l ’hiver si la colonie est toujours sur le bas des cires.

    La reine ne descend pas avant de remplir en couvain plus de huit cadres du corps et suit naturellement son cycle biologique.

    La ruche LEA en position d ’hiver...

    Le plateau médian est calé avec des tasseaux, le plateau du fond nettoyé, la nourriture liquide est donnée par le bas, ce volume d ’air par le bas est très isolant pour le froid, spacieux dès le printemps et vérifie qu ’une ruche doit avoir chaud à la tête et froid au pied comme empirisme.

    Ce montage est de loin plus efficace que les grands cadres profonds type montagne, il est très adapté aux soubresauts de plus en plus capricieux des miellées, et de fréquentes variations de population.

    Quelques inconvénients…

    Les poses de cadres même avec une petite amorce doivent se faire à des périodes précises.

    L ’apparente diminution de productivité est liée à la baisse du volume de couvain.

    Augmentation du poids total du matériel.

    Les avantages…

    Autonomie et bonne régulation du métabolisme général de la colonie dans son habitacle toujours bien proportionné au bon moment.

    Changement fréquent et facile des cires par découpage et excentration des cadres.

    Fabrication de cire indemne de produit phyto.

    Les cadres de tête de ruche (hausse) ne reçoivent pas de couvain mais une fois construits peuvent êtres redistribués dans le corps en début de saison.

    Les constructions sauvages en bas des cadres se manipulent très bien, même au printemps, le découpage (facile grâce à la porte arrière) ou l’abandon provisoire se régule aisément suivant les différentes progressions couvain, miellées, préparation à l’hivernage etc.…

    Le miel récolté en hausse est toujours un miel supplémentaire pour l’abeille, sa réserve étant constituée comme dans une colonie sauvage.

    Aperçu des différentes visites et commentaires…

    Stimulation au sirop Apiforme en fin d’hivernage et contrôle varroas par un traitement ponctuel (dépistage).

    Abaisser le plateau médian ou le retirer de la ruche sert de lange pour les lectures varroas).

    Apprécier la ponte en quantité et qualité.

    Suivant les emplacements et les différentes miellées, pose d’une hausse sur grille à reine.

    Sur miellée aucun blocage de ponte, la colonie se développe selon son cycle biologique naturel.

    Autres commentaires…

    Prévention d’essaimage possible par retrait des cadres de couvain operculés, bien que peu nécessaire comme on le ferait pour une ruche normale.

    La surprenante autonomie de la ruche est remarquable, bonne ou mauvaise année, la colonie se régule d’elle-même dans son nouvel espace, (ouverture pied de ruche).

    Positionnée en bas si les miellées sont importantes.

    Positionnée en haut si l’année est modeste.

    Observations…

    La ruche se prépare pour les premières grosses miellées de printemps, avec l’équivalent de 12à15 cadres de couvain d’une ruche conventionnelle.

    Les récoltes sont facilitées par l’absence de couvain.

    Aperçu des traitements…

    Traitements officiels : Apivar ; Apiguard ;A.O.

    Traitements association l’Etoile des Abeilles:

    Long terme : Apiforme ; huiles essentielles ….

    Ponctuel, dépistage :dégouttement, poudrage ; AO, Allium …

    Projections possibles en biodynamie :

    Les préparas (500 à 508) ; nourrissements par tisanes de plantes ; préparations iso thérapeutiques…

    Prophylaxie…

    Le nettoyage (chalumeau) du matériel et des outils de travail renforce la bonne dynamique des colonies, les transvasements complets des cadres de couvain et de miel après des cas de loques même légers restent indispensables.

    Plus que jamais nous avons besoin de colonies fortes pour faire face à ces multiples agressions de produits phytosanitaire, des caprices des miellées, des conditions climatiques, des pathologies récurrentes et autres formes morbides émergentes dont nous ne saurions faire l’impasse.

    Ce type de modèle de ruches n’est en rien définitif mais demande certainement des améliorations que peut très bien engendrer un système d’application des lois de la Bio-Dynamie visant la colonie, le rucher, et l’esprit de l’ énergie abeille.

    Donc autant sur le plan matériel que fonctionnel, une vision élargie de la colonie, de son habitat, des différentes matrices qui construisent la ruche, profite et renforce cette belle et solaire symbolique universelle de l’abeille.

 
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