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  Les abeilles et les produits de la ruche
 

Les abeilles et les produits de la ruche
I. L’abeille

Insecte appartenant à l’ordre des hyménoptères, se nourrissant de miel, de pollen et de nectar, et dont la particularité est de produire du miel, et de la cire.

  Le corps des abeilles est très poilu. Leurs membres sont adaptés à la récolte du pollen, et leurs mandibules, transformées en trompe, permettent de prélever le nectar des fleurs. Les femelles, et elles seules, sont équipées pour le transport du pollen : les tibias de la troisième paire de pattes sont aplatis et munis de poils raides qui forment une corbeille destinée à recueillir les pelotes de pollen. Chez certaines abeilles, ces poils raides se trouvent sur le ventre, constituant une brosse ventrale. Le vol des abeilles est bruyant. Celui de l’abeille charpentière, l’une des plus grosses espèces, noire à reflets bleus, est particulièrement impressionnant, mais cette abeille est inoffensive.

Sur le plan écologique, les abeilles sont très utiles car elles participent à la pollinisation des plantes cultivées comme les arbres fruitiers, les légumes et le fourrage, mais également de nombreuses plantes sauvages. Les abeilles font partie, avec les vers à soie, des rares espèces d’insectes à être domestiquées. L’abeille domestique, mellifère, dérive d’une abeille sauvage sociale ayant construit ses sociétés dans les ruches que l’Homme lui a imposées. À la différence des autres espèces d’abeilles, les abeilles domestiques n’hivernent pas.

Classification : les abeilles appartiennent à l’ordre des Hyménoptères (qui ont deux paires d’ailes membraneuses), au sous-ordre des Apocrites (qui ont une taille de guêpe), et au groupe des Aculéates, caractérisés par un ovipositeur transformé en aiguillon, et qui rassemble les guêpes, les fourmis et les abeilles.

Les genres d’abeilles se différencient par leur taille, la nervation de l’aile, la forme des segments de l’abdomen et celle de la trompe. Les principaux genres en Europe sont les Andrena, les Hallictus, les bourdons, Bombus, et les abeilles coucou, Psithyrus, dont les femelles pondent leurs œufs dans le nid des bourdons (leur nom vient de l’analogie faite avec un oiseau, le coucou, qui dépose lui aussi ses œufs dans le nid d’autres espèces). Les abeilles domestiques ont pour nom d’espèce Apis mellifica, les abeilles charpentières Xylocopa violacea.

A. Abeilles domestiques

Les abeilles comptent parmi les rares espèces d'insectes à être domestiquées par l'homme. Leurs colonies sont très structurées ; les différentes castes qui la composent présentent des adaptations comportementales et morphologiques à la tâche qui leur est assignée dans la société

B. Anatomie d'une abeille

Les communautés d'abeilles comprennent trois types d'individus anatomiquement différents : la reine (femelle), les faux bourdons (mâles) et les ouvrières (femelles stériles). Les différences morphologiques et anatomiques sont dues aux différences d'élevage et de nutrition des larves.

Le corps de l'abeille, comme celui des autres insectes, est divisé en trois parties : tête, thorax et abdomen. La tête porte trois yeux simples (ocelles) et une paire d'yeux composés (yeux à facettes), des antennes portant des organes sensoriels et des pièces buccales de type lécheur-suceur, qui leur permettent d'absorber le nectar des fleurs.

Le thorax porte trois paires de pattes et deux paires d'ailes membraneuses aux nervures peu nombreuses (les abeilles sont des insectes hyménoptères, terme dérivant du grec hymen, « membrane », et pteron, « aile ») ; les ailes antérieures étant beaucoup plus grandes que les postérieures. Les pattes postérieures sont élargies et garnies de poils raides pour former une corbeille à pollen, qui permet aux ouvrières de transporter jusqu'à la ruche le pollen qui servira à nourrir les larves.

Le système nerveux consiste en une chaîne ventrale de ganglions nerveux (une paire de ganglions par segment abdominal et thoracique). L'abdomen renferme le tube digestif, qui comprend jabot, intestin et rectum. Une glande à venin est relié à un dard appelé aiguillon, qui est une arme exclusivement défensive. L'ouvrière est une femelle stérile chez laquelle les ovaires sont atrophiés.

 

C. Organisation sociale

De nombreuses abeilles sont solitaires, comme l’abeille charpentière, qui creuse son nid dans le bois, ou certaines halictes, qui construisent leur nid dans le sol, mais les abeilles stricto sensu, les plus évoluées, sont des insectes sociaux. Les bourdons sont de grosses abeilles très poilues, dont les formes supérieures sont également sociales. Toutefois, leurs colonies ne durent qu’une année, et seules les femelles fécondées à l’automne hivernent. Au printemps, elles créeront de nouvelles sociétés, le plus souvent sous terre, dans un ancien nid de souris.

Toutes les espèces sociales, qui ne peuvent vivre qu’en tant que membres d’une colonie, produisent de la cire, employée à la construction des nids et mélangée à d’autres matériaux comme la résine. Les abeilles mellifères, toutefois, utilisent de la cire pure.

Les communautés d’abeilles comprennent trois types d’individus anatomiquement différents : la reine (femelle), les faux bourdons (mâles) et les ouvrières (femelles stériles). Ces castes assurent différentes fonctions dans la colonie, et chacune possède ses propres comportements stéréotypés, qui lui permettent de subvenir aux besoins de la colonie.

1. La reine

La reine est la seule femelle fertile de la communauté. Elle est donc la mère de tous les individus qui la composent : les faux bourdons, les ouvrières et les futures reines. Sa capacité à pondre est très importante. Sa production journalière dépasse souvent 1 500 œufs, dont la masse est égale à celle de son propre corps.

 

Anatomiquement, la reine est très différente des mâles et des ouvrières. Son corps est plus long, son abdomen beaucoup plus gros. Ses mandibules sont armées de bords tranchants, tandis que ses descendantes ont des mandibules lisses. Elle possède un aiguillon incurvé et lisse dont elle peut se servir de façon répétée sans mettre en danger sa propre vie, alors que les ouvrières sont armées d’un aiguillon droit à barbes, qui reste fermement ancré dans la chair de la victime ; en essayant de se dégager, l’ouvrière déchire une partie de son abdomen et meurt peu de temps après. La reine n’a pas non plus les appendices des ouvrières : paniers à pollen, glandes sécrétrices de cire et sac à miel bien développé. Sa nourriture quasi exclusive est une sécrétion, appelée gelée royale, produite par les glandes situées dans la tête des jeunes ouvrières. La durée de vie moyenne de la reine est de un à trois ans.

2. L’ouvrière

Les ouvrières sont toujours beaucoup plus nombreuses que les mâles. Dans la ruche d’une région tempérée, le nombre d’ouvrières est compris entre 8 000 et 15 000 individus au printemps, mais peut dépasser 80 000 au début de l’été. Les ouvrières sont incapables de s’accoupler et donc de se reproduire. Elles sécrètent la cire, construisent les alvéoles, récoltent le nectar, le pollen et l’eau, transforment le nectar en miel, nettoient la ruche et, si nécessaire, la défendent contre les prédateurs.

Le pollen est la principale source de protéines, de corps gras, de minéraux et de vitamines essentiels à la croissance de tous les habitants de la ruche. Les abeilles adultes peuvent subsister avec une alimentation exclusivement glucidique, composée de miel ou de sucre. Outre la récolte et la conservation de la nourriture pour la communauté, les ouvrières sont responsables du maintien du couvain à la température de 34°, température optimale pour l’éclosion des œufs et la croissance des jeunes. Lorsque la ruche devient trop chaude, les ouvrières la rafraîchissent en battant des ailes. Quand le temps est froid, elles se serrent autour des alvéoles pour les réchauffer. Les œufs, qui sont pondus à raison d’un par alvéole, éclosent en trois jours. Les larves sont nourries de gelée royale pendant les deux premiers jours, puis de pollen, de nectar ou de miel. Chacune des centaines de larves d’une ruche doit être nourrie plusieurs fois par jour.

Pendant les trois premières semaines de leur vie adulte, les ouvrières s’emploient, entre autres, à construire les rayons, nettoyer et polir les alvéoles, nourrir les jeunes et la reine, contrôler la température, évaporer l’eau du nectar jusqu’à ce qu’il prenne une consistance de miel épais. Après cette période, elles vont récolter le nectar sur les fleurs et défendre la ruche. Les ouvrières dont l’espérance de vie est d’environ six semaines ont une existence particulièrement active.

3. Le mâle

Le mâle des abeilles domestiques, ou faux bourdon, ne porte pas d’aiguillon : il est donc sans défense. Il n’a ni panier à pollen ni glandes à cire, et ne peut sécréter de gelée royale. Sa seule fonction est de s’accoupler avec les nouvelles reines. Après l’accouplement, qui a lieu en vol, le mâle meurt rapidement. Il y a quelques années, les spécialistes estimaient que la reine ne s’accouplait qu’une fois dans sa vie, mais de récentes études ont démenti ce fait. La reine s’accouple généralement avec cinq ou six mâles en l’espace de quelques jours. Les spermatozoïdes, cellules germinales ou gamètes mâles, se dirigent vers un petit organe en forme de sac appelé spermathèque, situé dans l’abdomen de la reine, où ils sont stockés pendant toute la vie de la reine.

Les mâles sont présents dans les ruches au printemps et en été. Quand l’automne approche, chassés de la ruche par les ouvrières, ils sont condamnés à mourir.

D. Reproduction

 

Lorsqu’un ovule passe de l’ovaire à l’oviducte, il peut être fécondé ou non par les spermatozoïdes de la spermathèque. Un ovule fécondé donnera naissance à une abeille femelle, soit reine, soit ouvrière, et un ovule non fécondé à une abeille mâle. Les abeilles peuvent donc se reproduire par parthénogenèse (développement en un individu complet d’un ovule non fécondé).

  La reine pond les œufs destinés à être des reines dans des alvéoles particulières. Les larves qui en éclosent sont nourries par les ouvrières, avec de la gelée royale. Les alvéoles sont ensuite obturées et les larves qui y sont enfermées se transforment en nymphes protégées par un cocon. A l’issue de la métamorphose, une reine s’extrait de l’alvéole.

Les ouvrières sont élevées dans des alvéoles beaucoup plus petites, disposées horizontalement. Les futures ouvrières ne reçoivent de la gelée royale que pendant les deux premiers jours de leur développement. Cette différence dans l’alimentation pendant la période larvaire est à l’origine des différences anatomiques et fonctionnelles entre reines et ouvrières. Le développement de la reine, de l’œuf à l’adulte, demande 16 jours, celui des ouvrières 21 jours, et celui des mâles 24.

La reine et ses ouvrières coopèrent pour le bien-être de l’ensemble de la colonie. La perfection et le développement ordonné d’une communauté d’abeilles est un sujet d’étude fascinant. Les divers travaux sont effectués par des groupes d’âge différents. Les adultes les plus jeunes commencent généralement leur vie comme nettoyeurs et polisseurs de cellules. Les ouvrières plus âgées construisent les alvéoles, nourrissent les centaines de jeunes abeilles, prennent soin de la reine, réchauffent ou refroidissent la ruche, en gardent l’entrée, évacuent les morts et, finalement, rapportent le nectar et le pollen à la ruche. Au centre de cette activité se trouve la reine, productrice de phéromones, qui déterminent une grande partie de la vie de la colonie.

Les abeilles rapportent à la ruche le nectar prélevé sur les fleurs. Elles reviennent avec un plein sac à nectar (une cavité de l’œsophage), qu’elles vident de son contenu dans la bouche d’une jeune ouvrière, appelée abeille nourricière. Cette dernière dépose le nectar dans une alvéole et effectue les opérations nécessaires à sa conversion en miel. Lorsque le miel est bien épais (déshumidifié), l’alvéole est scellée par un couvercle de cire imperméable à l’air. Jeunes et vieilles ouvrières participent ainsi à la constitution des provisions de miel pour l’hiver.

Le pollen est rapporté à la ruche sur les pattes postérieures des ouvrières et placé directement dans les alvéoles. Le choix des fleurs butinées n’est pas fait au hasard. Il est, au contraire, très sélectif. Cette sélectivité de l’abeille explique son rôle prépondérant dans la reproduction des végétaux (si les ouvrières passaient d’une espèce à l’autre, la pollinisation ne serait pas aussi efficace).

E. Communication

Il existe, chez les abeilles, un système de communication très développé. Dans ses études sur les abeilles, au début des années 1900, le zoologiste autrichien Karl von Frisch analysa les nombreuses facettes de leurs moyens de communication. Dans son article de 1923, devenu une référence, von Frisch décrit la façon dont une abeille effectue une danse très organisée lorsqu’elle retourne à la ruche, après avoir découvert une nouvelle source de nourriture. Si le champ en fleurs est à moins de 90 m de la ruche, elle effectue une danse circulaire ; après avoir avancé de 2 cm environ, elle tourne dans la direction opposée. De nombreuses abeilles de la ruche suivent de près la danseuse, en imitant ses mouvements. Pendant ce rituel, les autres ouvrières sentent l’odeur des fleurs dont la danseuse a collecté le nectar. Sachant dès lors que la nourriture n’est pas loin de la ruche et connaissant son odeur, les autres abeilles sortent et volent en cercles de plus en plus larges jusqu’à ce qu’elles la découvrent.

Si la nouvelle source de pollen ou de nectar est plus éloignée, et ce jusqu’à 1 500 m, l’exploratrice effectue une danse plus élaborée caractérisée, en particulier, par un vigoureux frétillement de l’abdomen, et par des déplacements le long du diamètre du cercle : la danse prend alors une allure de huit. Chaque mouvement de cette danse semble avoir une signification. Le nombre de tours faits par l’abeille pendant un temps donné informe les autres abeilles sur la distance à parcourir. L’orientation du diamètre du cercle indique la direction de la source de nourriture. Si le parcours en ligne droite est fait vers le haut, la source est en direction du soleil. S’il est fait vers le bas, les abeilles trouveront la nourriture en volant dos au soleil. S’il fait un certain angle avec la verticale, les abeilles devront suivre un cap s’écartant du même angle à droite ou à gauche de la direction du soleil. Les abeilles d’une ruche donnent leurs instructions si clairement qu’il est possible à un observateur entraîné d’interpréter ce langage et de comprendre leurs messages.

F. Survie

Pour produire du miel et de la cire, les abeilles doivent collecter le pollen et le nectar des fleurs. Elles passent donc une grande partie de leur vie à l’extérieur et leur organisme est souvent malmené par le mauvais temps. Pendant l’été, les ouvrières doivent emmagasiner suffisamment de nourriture pour tout l’hiver. Une abeille peut mourir de faim si elle reste un seul jour sans manger. Une abeille seule est donc incapable de vivre plus de quelques heures hors de la ruche.

Les abeilles sont également sujettes à de nombreux parasites et maladies. Le couvain peut être la cible de bactéries très contagieuses qui le détruisent rapidement. Un protozoaire parasite et un virus provoquent des paralysies mortelles chez les abeilles adultes. Dans de nombreux pays, un acarien parasite se développe dans les trachées thoraciques des adultes provoquant de grandes pertes dans les colonies. Aux États-Unis, plus de 150 millions d’abeilles furent délibérément détruites par les apiculteurs pour stopper l’avancée de ce parasite. Un autre acarien, originaire d’Asie, appelé varroa, maintenant répandu dans le monde entier, attaque les adultes et les larves. Les survivantes donneront des adultes déformés incapables de prendre en charge les travaux de la colonie. De nombreuses équipes de spécialistes tentent de mettre au point des techniques pour lutter contre ces fléaux qui provoquent de grandes pertes sur le plan économique.

Les abeilles sont les proies de nombreux insectes et oiseaux. Elles sont également victimes des insecticides déversés dans les champs.

Pour se multiplier (donc multiplier le nombre de leurs colonies), les abeilles utilisent un moyen appelé « essaimage » ; une partie des abeilles quittent alors la ruche pour trouver un autre domicile. Cet essaim peut s'envoler très loin ou au contraire se poser à courte distance de la ruche dans l'attente que les « éclaireuses » aient trouvé un refuge idéal. Dans ce cas l'essaim forme une grappe d'abeilles le plus souvent suspendue à une branche d'arbre. Les abeilles sont alors très douces car elles se sont gavées de miel avant de quitter la ruche. Si vous repérez un tel essaim, vous pouvez prévenir un apiculteur de façon à ce qu’il nous puisse le récupérer pour le replacer dans une ruche qu'il occupera sans difficulté. La période à laquelle les abeilles essaiment s'étend en général de début Mai à début Juillet.

G. Pollinisation des cultures

L’importance de l’abeille domestique pour l’agriculture est fondamentale à cause de son rôle dans la pollinisation. Les cultures qui dépendent entièrement de ces insectes pour leur pollinisation, ou qui produisent plus en présence d’abeilles sont particulièrement nombreuses : amandier, pommier, abricotier, avocatier, mûrier, cerisier, groseillier, manguier, pêcher, poirier, prunier, framboisier, fraisier, luzerne, asperge, brocoli, chou de Bruxelles, chou-fleur, carotte, trèfle, cotonnier, concombre, oignon, radis, courgette et navet.

Le pollen de ces plantes est trop lourd pour être porté par le vent, c’est pourquoi les insectes pollinisateurs sont indispensables. Ces grains de pollen, très gluants, se collent facilement sur le corps de l’insecte. L’abeille domestique présente un avantage indéniable : elle peut être transportée dans les lieux où sa fonction de pollinisatrice est nécessaire. De plus, elle produira un miel de goût et de qualité différents selon l’espèce de fleur butinée.

II. L’apiculture

A. Introduction

L’apiculture, c’est l’élevage des abeilles, d'une part, pour l'exploitation des produits qu'elles élaborent ou mettent en réserve (miel, gelée royale, pollen, cire), d'autre part, pour la pollinisation des cultures. Activité pratiquée depuis la plus haute Antiquité et encore largement répandue, l'apiculture serait originaire du Proche-Orient. Il y a plusieurs millénaires, les premiers Égyptiens élevaient des abeilles et faisaient déjà le commerce du miel et de la cire le long de la côte orientale de l'Afrique.

 

B. Méthode et équipement

 

Ici, après avoir délicatement extrait un cadre de la ruche, l'apiculteur examine les alvéoles de miel disposées en rayons. Équipé de vêtements protecteurs, d'un chapeau garni d'un voile et de gants, il porte des couleurs claires et évite tout mouvement brusque afin de perturber le moins possible les abeilles.

Jadis, les apiculteurs récoltaient le miel et la cire en tuant les colonies qui vivaient dans les ruches. Mais, en 1851, Lorenzo Lorrain Langstroth, un apiculteur américain, imagina une ruche dont les différents rayons étaient indépendants et amovibles. Ce système présentait de grands avantages : il permettait d'épargner les essaims et facilitait la récolte du miel. Il devint également possible de dépister les maladies et de les traiter. Enfin, les rendements de l'apiculture s'accrurent dès qu'il devint possible d'entretenir un grand nombre de ruches.

Aujourd'hui, les apiculteurs portent des combinaisons faites d'un tissu résistant, ainsi qu'un voile fin devant le visage, afin de se protéger contre les piqûres. Ils peuvent ainsi travailler en toute sécurité. L'emplacement des ruches est généralement choisi avec soin, en fonction de l'abondance et de la qualité des plantes mellifères voisines (arbres fruitiers, acacias, lavande, sapin, colza, etc.), et du miel que l'on désire produire. En effet, ce dernier a un goût, une saveur, une couleur et une texture très différents selon le type de fleurs butinées. Le miel est récolté au printemps, de la mi-avril à la mi-mai et en été, en juillet ou en août. Il est parfois nécessaire, au cours de l'hiver, de nourrir les abeilles avec du sucre, si les provisions de miel qui leur ont été laissées sont insuffisantes.

C. Commerce

La récolte du miel et de la cire constitue   une part importante du revenu des apiculteurs, mais ceux-ci peuvent aussi louer leurs abeilles à des agriculteurs. Leur rôle est alors de polliniser les arbres fruitiers, les légumes ou même l'herbe des pâturages. Malheureusement, les insecticides détruisent ou détériorent des milliers de colonies d'abeilles chaque année.

La Chine, le Mexique et l'Argentine sont les premiers exportateurs de miel au monde, tandis que l'Allemagne et le Japon sont les premiers importateurs. L'ex-URSS produisait environ un quart de la quantité mondiale de miel, mais ne le commercialisait pas, jusqu'à une période récente, sur le marché international.

III. Le miel

Définition : le miel est la substance sucrée produite par les abeilles à partir du nectar de fleur et de miellat ou d’autre sécrétion sucrée provenant de parties végétales vivantes, qu’elles butinent, combinent avec des matières spécifiques propres, transforment dans leur organisme, emmagasinent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche.

 

A. Le nectar

Le calice des fleurs est richement approvisionné en sève pendant leur croissance quand l’afflux de sève est trop important, les nectaires jouent alors un rôle de soupape et laissent exulter des gouttes de nectar (mélange d’eau et de sucre).

Le nectar varie fortement d’une plante à l’autre. Par exemple le rhododendron ne contient que de la saccharose, le lierre principalement du glucose et la ronce les 3 sucres (saccharose, glucose et fructose) à parts égales.

Les nectars préférés des abeilles contiennent entre 40 et 50 % de sucre. Les butineuses vont de fleur en fleur aspirer ce nectar afin de remplir leur jabot (40 mg), avant de revenir à la ruche et dégorger leur chargement dans les alvéoles proches de l’entrée.

B. Le miellat

Certains insectes principalement cochenille et pucerons, percent les tissus végétaux pour en soutirer la sève qui, sous pression, coule dans leurs œsophages plus rapidement qu’ils ne peuvent le consommer. Ce miellat traverse alors l’insecte sans passer par une digestion complète avec de très minimes modifications du produit.

Un des plus importants producteurs de miellat est la cochenille et le puceron (Buchneria pectinatae) qui se développent au printemps sur le sapin blanc. Cependant, il faut une quantité importante de Buchneria et un été chaud et sec pour une bonne miellée. Ceci ne se produit que dans certaines régions, et pas chaque année. Les années de miellée, les butineuses en ramassent de grandes quantités qu’elles ramènent à la ruche.

C. Transformation en miel

Nectar ou miellat sont recueillis par les ouvrières "butineuses" et entreposés dans leur jabot. Dans la ruche, d'abeille à abeille, grâce à de nombreux échanges, cette "matière première" s'enrichit, chaque fois, de diverses substances et notamment de "diastases" qui permettent le dédoublement d'une partie des sucres (transformation du saccharose en glucose et fructose).

Le produit est déposé et ventilé dans les alvéoles de cire par les abeilles ventileuses afin de lui faire progressivement perdre de son humidité. Quand cette humidité ne dépasse pas vingt pour cent, le miel est recouvert d’un opercule de cire par les abeilles. Le cadre ci-dessous est complètement operculé et, donc, plein de miel « mûr ».

 

C’est à ce moment que l’apiculteur intervient en soutirant de la ruche une partie des cadres operculés.

Ces cadres sont désoperculés avec un couteau spécial et placés dans un extracteur puis centrifugés. La force centrifuge exercée sur les cadres projette le miel contre les parois de l’extracteur, l’apiculteur retire le miel de l’extracteur, le filtre, et le laisse décanter (séparation par décantation de petit débris de cire, propolis, …) quelques jours avant son conditionnement en pots.

L’intervention humaine survient uniquement de l’extraction au conditionnement ce qui fait du miel un produit 100 % naturel, qui ne reçoit aucun additif. L'état du miel, liquide ou cristallisé, sa couleur, claire ou foncée, dépendent uniquement de l'origine florale

 

Ce n'est donc pas, en soi, un critère de qualité. Les miels riches en glucose (colza, trèfle, tournesol.) cristallisent rapidement. Les miels pauvres en glucose (acacia, châtaignier, tilleul...) restent liquides très longtemps.
D. Les bienfaits du miel

D’une manière générale, le public ignore à peu prés tout du miel, et bien souvent, ce qu’il lit à son sujet dans des revues non spécialisées est faux, erroné ou mensonger. Il arrive aussi que certains fassent croire que c’est un produit très souvent falsifié et que le consommateur doit toujours se méfier. C’est tout à fait contraire à la vérité. Tout d’abord parce que l’immense majorité des producteurs Français, les apiculteurs, sont honnêtes et aussi parce que le service de la répression des fraudes veille, comme pour tous les autres, à la pureté de ce produit.
Un cadre de hausse plein de miel
Ceci exposé, qu’est-ce donc que le miel ? Il est constitué par le nectar que les abeilles viennent recueillir dans de nombreuses fleurs : acacia, colza, sainfoin, tilleul, tournesol, romarin, lavande, pour ne citer que les principales.
Le rôle de l’abeille, s’il est essentiel dans la formation du miel, consiste seulement en deux points importants :
Ø          mélanger au nectar recueilli dans les fleurs, une infime partie d’une enzyme (une diastase), qui transforme le sucre du nectar en deux autres, directement assimilables par l’organisme ;
Ø          concentrer le produit obtenu, afin de lui faire perdre la plus grande partie de son eau, sans cela il ne conserverait pas.
La composition du miel, pour en connaître la valeur, doit retenir notre attention. En gros, on peut dire qu’il contient 18 % d’eau, 80 % de sucres simples et de sucres complexes, 2 % de constituants mineurs.
Parmi ces constituants, que nous appelons mineurs parce que leur pourcentage est faible, nous trouvons cependant des produits extrêmement intéressants, tels les oligo-éléments minéraux : phosphore, potassium, sodium, calcium, magnésium, fer, cuivre, etc. Or, ils sont tous indispensables à l’entretien de la vie, et il est excellent que le miel les contienne car ils se retrouvent dans nos différents organes.
On rencontre aussi dans le miel neuf vitamines, certes en petites quantités, mais on sait que ces substances particulières agissent surtout par leur présence, pour faciliter les innombrables échanges qui se produisent dans nos tissus et nos organes. Nous ne pourrions pas vivre sans vitamines. Leur absence crée des maladies de carence dites avitaminoses.
Enfin, il faut surtout insister sur la présence des sucres qui constituent 80 % du poids du miel : ce sont des sucres assimilables c’est à dire qui passent directement dans le sang et nourrissent tous nos organes sans aucune fatigue.
Il y a bien longtemps que l’on sait que le miel est un « remède de bonne femme ». Cela est basé sur l’expérience, et dans le sport, notamment, il a toujours fait merveille. Bien loin d’être un doping, avec tous les inconvénients souvent mortels que le dopage aux amphétamines entraîne, le miel est spécifiquement l’aliment du muscle, qu’il tonifie et auquel il donne une plus grande résistance.
Tous les bien-portants, et surtout les jeunes et les moins jeunes, se trouveront bien de consommer le miel quotidiennement, de 30 à 50 grammes par jour. On sait notamment que le miel facilite l'assimilation du calcium. Il est donc favorable à la croissance. Il peut être utilisé avantageusement dans l'alimentation des vieillards et des nourrissons. Pour les sportifs, quelques dizaines de grammes absorbés avant chaque épreuve amélioreront leurs performances.
Le miel fermenté est utilisé pour produire de l'hydromel, boisson alcoolisée titrant 15 à 20°.
La fermentation des miels est un processus naturel exploité par l’homme pour s’enivrer depuis la plus haute Antiquité et dont les Dieux Grecs se régalaient sur le mont Olympe. La production d’hydromel reste un débouché intéressant pour les apiculteurs.
 
 
Ø          8 kg de miel,
Ø          50 clous de girofle,
Ø          50 g de bâton de cannelle,
Ø          environ 45 litre d'eau,
Ø          et un fût en bois avec bouchon.
 
Ø          Remplir un récipient avec 20 litres d'eau, ajouter le miel.
Ø          Faire chauffer doucement en enlevant la mousse qui se forme sur le dessus.
Ø          Une fois le mélange bien dissous, remplir le tonneau et ajouter ce qui reste d'eau.
Ø          Ne pas remplir complètement le fût (en bois de préférence).
Ø          Prendre un morceau de tissu non coloré, et y placer à l'intérieur la cannelle et les clous de girofle broyé.
Ø          Le suspendre à un fil pour qu'il plonge dans le liquide du fût.
Ø          Boucher le trous du fût, mais pas complètement, afin de laisser passer l'air.
Ø          Laisser le fût dans un local chauffé de 20° à 25° C.
Ø          Quelque temps après, une fermentation va se produire. Une fois celle-ci terminée, enlever les épices, boucher complètement (à la cire par exemple autour du bouchon) et laisser reposer +/- 100 jours.
Ø          Soutirer l'hydromel dans des petites bouteilles, que vous pourrez garder 1 an dans une cave à +/- 10° C.
PS : le produit n'est pas toujours réussi, cela dépend de la fermentation et du temps de repos avant la mise en bouteille.
 
La législation française en donne la définition suivante : « Le miel est la denrée produite par les abeilles à partir du nectar des fleurs ou des sécrétions provenant des parties vivantes des plantes, qu'elles butinent, transforment, combinent avec des matières spécifiques propres, emmagasinent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. Cette denrée peut être fluide, épaisse ou cristallisée. »
 
Le miel et composé de :
Ø          différents sucres (lévulose, glucose, saccharose, maltose) dont les principaux sont directement assimilables,
Ø          sels minéraux et oligo-éléments,
Ø          vitamines (traces),
Ø          enzymes,
Ø          substances aromatiques et anti-bactériennes,
Ø          eau (18 %).
Par comparaison, le sucre est composé à 99 % de saccharose qui doit être transformé par notre organisme en glucose pour être assimilé.
 
Notre législation est, comme chacun sait, très rigoureuse dans le domaine des produits alimentaires. Les miels de France sont régulièrement contrôlés et analysés. Ils offrent donc toutes les garanties au consommateur. C'est pourquoi le professeur Rémy Chauvin a pu affirmer que « les quantités de produits polluants trouvés dans le miel après analyse sont infimes ».
 
L’apiculteur prélève les rayons dans les ruches, les désopercule, c'est-à-dire retire la fine pellicule de cire qui obture les cellules, à l'aide d'un couteau spécial. Il place ensuite les rayons dans un extracteur (appareil utilisant la force centrifuge pour sortir le miel des rayons). Le miel est laissé quelques jours dans une cuve appelée maturateur, afin que les bulles d'air et les petits débris de cire remontent à la surface. Il peut alors être mis en pots. Il n'y a pas d'autres interventions de l'apiculteur.
 
La cristallisation plus ou moins rapide est simplement due à la nature des fleurs butinées par les abeilles. Quand il y a beaucoup de glucose dans le nectar, le miel cristallise rapidement. A contrario, le miel d'acacia est un des miels qui reste très longtemps liquide.
 
Il est possible de chauffer un miel pour le liquéfier. Mais il est fortement recommandé de ne pas dépasser la température de 35° afin d'éviter de détruire certains de ses composants les plus précieux.
 
Il existe de nombreux miels dont la couleur, l'odeur, la consistance, la saveur sont différents. Cela permet à chacun de le choisir à sa convenance, comme pour les vins et les fromages ...
 
Le miel n'est pas un produit miracle, mais il produit beaucoup plus qu'un simple remède de bonne femme. Ses qualités ont été reconnues depuis des siècles dans toutes les civilisations. On l'utilise en diététique, en pédiatrie, dans les cas d'anémie, de maladie d'estomac, d'affections intestinales, etc.
Un exemple parmi d'autres : en 1990, une équipe médicale de l'hôpital de Limoges utilise, avec succès, les pansements de miel sur les grands opérés.
 
Il existe un seul cas où le apiculteur peut être amené à donner du sucre ou du miel à ses abeilles, c'est lorsque leurs réserves s’avèrent insuffisantes et qu'elles risquent la famine. En la circonstance, ce sucre est consommée par les abeilles pour leur propre subsistance, à une époque où les hausses [1] destinées à la récolte ne sont pas posées sur les ruches. On ne peut donc en aucun cas, retrouver ce sucre dans le miel.
 
Ce n'est pas pour rien que les abeilles ont la réputation d'être travailleuses. Elles amassent, en effet, davantage de miel qu'elles n'en ont besoin. Ainsi, l’apiculteur peut récolter en moyenne 15 kg de miel par an, tout en laissant à ses abeilles une quantité équivalente leur permettant d'attendre le retour de la belle saison.
 
Un adulte sédentaire doit absorber l'équivalent de 2 500 calories par jour. Or, il faut savoir qu'une cuillère de miel correspond à quarante-huit calories. À titre de comparaison, la même quantité de sucre ordinaire correspondrait à soixante calories, avec un moindre pouvoir sucrant. Laissez donc sa place au miel dans votre alimentation ! D'autant que celle-ci, pour être équilibrée, doit comporter une part de glucides.
 
Le pollen est un produit naturel de la ruche, non élaboré par les abeilles, mais simplement récolté par elles sur les étamines des fleurs.
Pour nourrir le couvain, l’abeille passe de fleur en fleur pour y récolter des grains de pollen sur les étamines qui sont l’élément masculin des fleurs.
Une partie de ce pollen est compressé avec de la salive en petites pelotes (7 mg environ chacune) que l’abeille fixe à ses pattes pour le transport à la ruche. C’est dans les « corbeilles » de leurs pattes postérieures qu’elles accumulent ces « pelotes » de pollen jaune, brun, rougeâtre, suivant les fleurs visitées.
L’autre partie est récupérée par d’autres fleurs afin d’assurer leur fécondation.
Une colonie récolte 20 à 40 kg de pollen par année ! L’apiculteur installe, à l’entrée de ses ruches, un dispositif de grilles, dans lesquelles l’abeille perd quelques pelotes au passage. L’apiculteur peut y récolter jusqu’à 10 % sans déranger l’équilibre de la colonie.
Le pollen est un aliment riche en vitamines, protéines et oligo-éléments, qui est considéré comme un aliment d’équilibre physiologique avec différentes actions bénéfiques sur l’organisme.
Le pollen frais est composé de 5 à 36 % d'eau et de 64 à 95 % de matières sèches.
Parmi celles-ci :
Ø          2,5 à 3,8 % de sels minéraux
Ø          4,2 à 19,8 % de lipides
Ø          8 à 30 % d'albumine
Ø          8,5 à 40 % de sucres invertis
Ø          5 à 7 % d'amidon
Ø          des vitamines de tous les groupes
Ø          des facteurs de croissance
Ø          des facteurs agissant sur le développement des glandes de l'abeille (ovaires, glandes pharyngiennes, corps gras.)
Ø          de l'acide folique
Ø          une substance attractive pour les abeilles
Ø          une substance antibiotique
Le pollen est vraiment l'un des produits majeurs dont nous disposons parmi les produits de la ruche. C'est un complément alimentaire de grande valeur.
 
Il est un des produits les plus riches qui soit, ce qui permet de le classer à l'heure actuelle parmi les compléments alimentaires. Or, le pollen renferme énormément d'acides aminés dont la totalité des indispensables, un grand nombre de vitamines, un certain nombre d'enzymes qui servent de catalyseurs dans de multiples processus chimiques organiques, un vaste échantillonnage de substances minérales et d'oligo-éléments qui ont un rôle capital dans de nombreux métabolismes cellulaires, de la rutine qui augmente la résistance capillaire. Indispensables à notre organisme et que malheureusement notre corps ne peut stocker. Il compense donc parfaitement les insuffisances que nous impose notre alimentation moderne.
 
Ø          Idéal dans le traitement des troubles du transit intestinal, autrement dit la constipation et la paresse intestinale et cela de façon assez rapide.
Ø          Idéal dans le traitement du prostatisme car dans la médecine actuelle, nous ne disposons malheureusement d'aucun produit actif. On constate que le pollen donne dans ce domaine des résultats assez étonnants en quelques semaines voire quelques mois.
Ø          Idéal également dans le traitement de tout ce qui touche les poils, les ongles et les cheveux. Le pollen arrête ou améliore très nettement la chute des cheveux, les ongles cassants.
Ø          Idéal également pour corriger les états de fatigue à tous les degrés et les petites dépressions. Il agit sur le psychique.
 
Les meilleurs résultats sont obtenus par la prise journalière continue d'une à deux cuillères à soupe de grains de pollen très variés (couleurs). On le consomme tel quel, dilué dans un grand verre d'eau ou de lait. Éventuellement, si le goût est un obstacle, accompagné d'une matière sucrée tel que le miel ou la confiture.
Le meilleur moment pour prendre le pollen est le matin, au début du déjeuner.
Il est conseillé de le consommer par cures périodiques en pelotes naturelles à raison de 15 à 30 g / jour. Cet usage quotidien, modéré, ne présente aucun inconvénient. Au contraire, cet aliment complet équilibrera et enrichira la nourriture.
Le pollen est présenté dans son état naturel et dans ses couleurs normales, sans aucune transformation, tel que les abeilles l’ont récolté simplement débarrassé de son humidité afin d’en assurer la parfaite conservation.
C’est donc un aliment bien exceptionnel qui garde intacte toute sa saveur.
 
La gelée royale est un produit naturel de la ruche, élaborée par les abeilles pour servir à la nourriture, donc à la formation, des seules futures reines.
La gelée royale est produite par les glandes mandibulaires et pharyngiennes de jeunes abeilles (4ème au 12ème jour). C’est une substance blanchâtre pourvue d’une grande puissance de développement.
C’est la nourriture que reçoivent tous les œufs du nid à couvain pendant les trois premiers jours. Seules les larves royales continuent à recevoir exclusivement de la gelée royale. La gelée royale permet de faire évoluer un œuf quelconque en une reine, insecte complet, en 16 jours contre 21 jours pour une ouvrière.
Mais tandis que la nourriture miel et pollen mélangés, donnée normalement aux larves crée les abeilles, qui ne vivent que quelques semaines ou au plus quelques mois en morte saison, la gelée royale dispensée à quelques larves seulement, toutes identiques et pareilles aux autres, permet la naissance des reines, insectes beaucoup plus développés, capable de pondre jusqu'à 1 500 à 2 000 œufs par jour en belle saison (plus que leur poids) et de vivre quatre à cinq ans contre 45 jours pour une ouvrière pendant la saison de miellée.
La récolte de gelée royale est effectuée en rendant une ruche orpheline, fait qui déclenche un réflexe de survie de la colonie par un élevage de reine. Sur des cellules artificielles, l’apiculteur implante des larves d’ouvrière, les abeilles orphelines gavent ces larves de gelée et au troisième jour, quand la gelée est la plus riche et extrêmement abondante, l’apiculteur recueille par aspiration 150 mg à 300 mg de gelée par cellule.
Il n’est possible de recueillir par cette méthode que quelques centaines de grammes par ruche et par an.
La gelée royale détient des propriétés profitables à notre organisme. Consommée pure ou mélangée à du miel, elle augmente notre vitalité en général.
Que contient donc la gelée royale pour donner des insectes si extraordinaires ?
Des vitamines diverses, de l'acide pantothénique, des acides aminés, des protéines et des sucres divers, et peut-être des aliments inconnus, le tout lui donnant une efficacité certaine tant par ce qu'elle contient que par la possibilité qu'elle donne à l'organisme de mieux assimiler tous les principes utiles à l'alimentation.
La gelée royale est une pâte blanchâtre de la consistance du yaourt, et d'un goût peu habituel, à la fois acide et brûlant.
La gelée royale est un produit naturel de la ruche, livré sans aucune transformation, aucune addition. L'apiculteur, pour faciliter sa consommation, la mélange habituellement à du miel, autre produit naturel de la ruche. A noter :
Ø          La gelée royale pure se conserve impérativement au réfrigérateur.
Ø          La gelée mélangée au miel se conserve au réfrigérateur ou à une température maximum de 14°.
Ø          La gelée mélangée au miel et additionnée de pollen moulu se conserve également au réfrigérateur ou à une température maximum de 14°.
La gelée royale constitue l'aliment supérieur qui sera utilisé par tous ceux dont l'organisme, déficient par la fatigue ou par l'âge, a besoin d'être revigoré.
La prise journalière moyenne chez l’adulte est de 500 à 800 mg à prendre le matin à jeun, par voie sublinguale (en laissant fondre sous la langue) ; chez l’enfant, la prise est, en général, réduite de moitié. Cures de 1 à 2 mois, plusieurs fois par an.
Vous devez toujours exiger le produit naturel, auquel nulle transformation n'a rien enlevé de son immense valeur. Demandez-le à un apiculteur récoltant, chez qui vous aurez toute garantie. Et vous serez satisfait.
 
La propolis est un produit de la ruche utilisé par les abeilles comme matériel de masticage et de vernissage. Cet enduit participe à l’étanchéité et à l’aseptisation des parois de la ruche.
Beaucoup d'arbres fournissent la propolis aux abeilles, celles-ci trouvent quelques ingrédients de cette substance sur les bourgeons principalement. Dans nos régions, les arbres suivants sont visités par les abeilles pour y recueillir ces précieuses substances : pin, épicéa, aulne, saule, marronnier d'Inde, bouleau, prunier, frêne, chêne, peuplier, etc.
Les abeilles y incorpore des enzymes et des substances résineuses provenant de la digestion du pollen.
La propolis contient entre 35 et 60 % d’huiles essentielles et elle est très riche en principes actifs, elle possède notamment des propriétés antibactériennes, antifongiques et antioxydantes.
Connue et utilisée depuis la haute Antiquité, son nom vient du grec "pro", signifiant « en avant, aux portes de », « polis » signifiant « ville ou cité ». En fait, ce nom provient du fait que les abeilles utilisent cette substance pour diminuer l'entrée de leur habitat, rendant celui-ci plus facile à défendre. Aristote, Pline et Avicenne ont cité dans leurs écrits les qualités curatives et cicatrisantes des plaies, suppurations, abcès et furoncles.
Durant la guerre des Boers (entre 1 899 et 1 902), elle fut utilisée au même titre que le miel pour soigner les blessures des soldats. Par la suite, de par l'utilisation des médicaments chimiques, elle tomba dans l'oubli. L’utilisation thérapeutique de la propolis est cependant très connue dans les pays de l’Est. Elle passe par la dermatologie (en tant qu’agent cicatrisant et anti-inflammatoire) à l’oto-rhino-laryngologie (pour le traitement des infections de l’oreille et des voies respiratoires).
La propolis est également administrée pour le traitement de certaines affections gastro-intestinales (ulcères, colites) ; elle est également présente dans la formulation de certains produits cosmétiques (dentifrices, déodorants).
En France, certains produits cosmétiques à base de propolis ont été commercialisés et il semble bien qu’un intérêt populaire se manifeste.
La propolis est une substance de consistance variable suivant la température. A 15°, elle est dure et friable. A 30°, elle est molle et malléable. Entre 30 et 60°, elle est collante et gluante. Son point de fusion se situe autour de 70°. Chauffée au bain-marie, elle se divise en deux parties :
Ø          une partie visqueuse qui tombe au fond du récipient.
Ø          une partie liquide appelée cire de propolis qui reste en surface et qui trouve de nombreux usages dans le domaine apicole
Elle est insoluble dans l'eau. Elle est soluble de façon partielle dans l'alcool, l'acétone, l'ammoniaque, le benzène, le chloroforme, l'éther, le trichloréthylène, etc. Seul un mélange adéquat de différents solvants permet de dissoudre la quasi-totalité de ses composants.
Très variable suivant sa provenance, allant du jaune clair au brun très foncé, presque noir en passant par toute la gamme des bruns.
Souvent amère et âcre.
Variable suivant son origine : en général arôme agréable et douceâtre, mélangé à celui du miel, de la cire et d'autres produits (cannelle, vanille, etc.). Dégage lorsqu'on la brûle une odeur très délicate et très recherchée du fait des résines aromatiques qu'elle contient.
Pour obtenir de la propolis, l’apiculteur pose en été sur le dessus des cadres une plaque plastique perforée. Les abeilles vont soigneusement remplir les interstices de cette plaque avec de la propolis. L’apiculteur retire la plaque et le décollage de la propolis s’effectue après congélation.
 
La cire est une matière sécrétée par les glandes cirières de l’abdomen de l’abeille sous la forme de fines paillettes. Ces paillettes sont triturées et pétries ensemble afin de former les alvéoles hexagonales qui constituent, pour les abeilles, un berceau à larves (le couvain) et un grenier à nourriture.
Après deux à trois ans d’utilisation, les rayons sont renouvelés et l’apiculteur les prélèvent, les fond et prépare de nouvelles feuilles de cire gaufrées pour faciliter le travail des abeilles.
La fonte des rayons, après filtrage et épuration, donne des pains de cire pure.
La cire d'abeille est de nature lipidique. Elle renferme des hydrocarbures saturés, des acides ou hydroxy-acides, des alcools, des pigments provenant surtout du pollen et de la propolis, ainsi que des substances provenant du couvain, etc.
La cire se présente comme un corps solide à la température ordinaire, cassante à basse température (< 18° C) mais devenant rapidement plastique aux environs de 35 à 40°C. Son point de fusion se situe aux environs de 65°C . Sa densité est d'environ 0,95. La coloration de la cire peut se modifier en vieillissant ; c'est ainsi que la cire " vierge" est blanche. Elle brunit rapidement en vieillissant au point de devenir presque noire. Cette coloration est provoquée par diverses substances qui se déposent sur les rayons. Des pigments donnent habituellement à la cire des teintes allant du jaune paille au marron en passant par l'orange et le rouge. Cette coloration n'altère en rien la qualité de la cire et toute opération de blanchiment (à l'ozone, à l'acide sulfurique, à l'eau oxygénée, etc.), souvent préconisée autrefois, est parfaitement inutile et est même dangereuse et à déconseiller.

 

Vous voulez en savoir plus :

Ø          Sur Internet : www.beeslovers.page.tl

 
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