BEES - Hamzaoui 45100
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Utilisation des feuilles de cire gaufrée

 

La feuille de cire gaufrée est une plaque de cire sur laquelle un motif hexagonal a été « imprimé » des deux côtés. Il en existe deux types, qui ne se distinguent que par leur épaisseur : la feuille de cire mince sert à la production de miel en rayon, alors que la feuille épaisse sert à la chambre à couvain et au stockage du miel.

 

 

 

Avantages et inconvénients de la feuille de cire :

 

 

La feuille de cire présente le grand avantage d’occasionner moins de perte parce que lorsque l’apiculteur nettoie ses cadres, il fait fondre la cire et la récupère afin de l’utiliser lui-même, de la vendre à des particuliers ou de l’échanger contre de nouvelles feuilles de cire.

 

 

Par contre, si l’abeille fait des trous dans la feuille de cire (ce qui est impossible dans une feuille de plastique), elle risque de mal étirer la cire et de fabriquer ainsi des alvéoles dans lesquelles la reine pondra des faux-bourdons.



 

cadre avec une feuille de cire

Feuilles de plastique

Le motif hexagonal de la feuille de plastique est en tous points le même que celui de la feuille de cire. Les abeilles l’adoptent sans problème.

 

Avantages et inconvénients de la feuille de plastique:

 

 

La feuille de plastique est très facilement récupérable. Comme elle est naturellement plus rigide que la feuille de cire, elle ne gondole pas et n’a pas à être renforcée par du fil de fer. C’est pourquoi elle représente moins de travail que la feuille de cire. Dans les exploitations apicoles de moyenne et grande taille, c’est une solution de plus en plus populaire. De plus, la feuille de plastique résiste bien au mouvement à l’extracteur.

 

 

Conclusion :

 

 

Lorsque vient le temps d’investir dans du matériel apicole, il faut réfléchir aux facteurs suivants pour savoir ce qui nous convient le mieux : coût initial, temps d’assemblage et durabilité du produit.

 

 

Dans notre exploitation, nous utilisons tous ces produits. Nous privilégions les feuilles de cire dans les périodes de miellée pour faciliter la vie des abeilles, mais sinon, nous avons opté pour les feuilles de plastique pour une question de rapidité de travail.

 

 

***

 




Les Ruches :

 

- Nos ruches sont des Dadant 10 cadres dans les corps et 9 cadres dans les hausses.

 

Rucher

 

- Les planchers sont des planchers de la marque 'Nicot' entièrement grillagés (laissés ouverts été comme hiver) et les toits sont plats et tôlés.

 

- Nos Ruchettes sont principalement des Dadant 6 cadres.

 

- Pour le déplacement, nous utilisons la brouette, la pince métallique et/ou la remorque.

 

Remorque et Pince Métallique

 

 

La Miellerie :

 

 

- Notre miellerie est constituée de matériel en inox ou en plastique alimentaire.

 

- Elle est carrelée pour être facilement lavable.

 

- On y trouve notamment :

 

·        Un extracteur radiaire électrique 20 cadres 'Thomas'

·        Une désoperculette 'Thomas'

·        Un mélangeur 300 Kg 'Lega'

 

 

Extracteur

Désoperculette

Mélangeur

Extracteur Radiaire

Désoperculette

Mélangeur

 

 

 

 



LA PROPOLIS
 

A l’intérieur de la ruche, la propolis sert de mastic, de ciment ou de baume.

Les abeilles l’emploient pour obturer les fissures de leur demeure, recouvrir les corps étrangers qu’elles

ne peuvent évacuer (p.ex. les souris), rétrécir les entrées, souder les rayons entre eux.

 

Nous récoltons la propolis au moyen de grillage posé sur les hausses.

Propolis

Celle-ci est ensuite dissoute dans de l'alcool à 70°, durant minimum trois semaines.

Ensuite, elle est filtrée et mise en pot

Nous obtenons ainsi de la teinture de propolis.

Flacon de Propolis

 

Propriétés thérapeutiques

La propolis est un antibiotique naturel. Elle s’élimine naturellement sans perturber le foie ni les reins,

sans affecter la flore intestinale.

Ses propriétés bactériostatiques et bactéricides ont une action antimicrobienne très efficace.

Dans le commerce, la propolis se trouve sous différentes formes : crème, granulés, poudre ou dissoute

dans l'alcool.

 

Utilisation 

Dissoute dans l’alcool, elle s’utilise essentiellement pour soigner les affections de la gorge et de la

bouche (quelques gouttes, soit directement dans la gorge ou sur un morceau de sucre, ou encore en

pulvérisation).

 

Pour les aphtes, on recommande de les badigeonner avec un coton-tige trempé dans la propolis.

 

 



La reine
La reine est le seul individu femelle fertile de la colonie. Elle provient d’un œuf fécondé identique à celui d'une ouvrière, mais pondu dans une cellule spéciale (cellule royale) plus vaste et ronde -- et non hexagonale comme celle des ouvrières. Tout au long de son développement, la larve sera nourrie exclusivement à la gelée royale,et c'est ce régime, et lui seul, qui lui permettra de devenir une reine. Les reines sont produites exclusivement au printemps, soit pour remplacer une reine vieillissante ou malade, soit pour un essaimage(qui n’a lieu que si la colonie est prospère et la météo favorable). Il semble que cela soit la transmission d'hormones par la reine, qui les dépose avec ses pattes en permanence dans la ruche qui soit le facteur déterminant son remplacement par la construction de cellules royales.Peu de temps après sa naissance, la jeune reine va entreprendre des vols nuptiaux. Elle va rejoindre un point de rassemblement, où se réunissent les mâles du voisinage, assurant ainsi la diversité génétique. Elle va s’accoupler avec plusieurs mâles, en plein vol,jusqu’à ce que sa spermathèque soit remplie.
Elle possède un abdomen plus allongé que celui des simples ouvrières. Ce même abdomen possède moins de poils, lui permettant, de par sa taille,de pondre plus facilement dans chaque alvéole. Contrairement aux ouvrières, le dard de la reine ne possède pas de crochets et ne reste ainsi pas accroché dans la peau d'un animal lors d'une piqûre (évitant à la reine de mourir).
Il est rare de pouvoir observer une reine à l’extérieur, alors qu’il est relativement facile de la remarquer à l’intérieur d’une ruche :entourée de nombreuses ouvrières qui la protègent et la nourrissent.
Les mâles qui l’auront fécondée vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachés (leur rôle est terminé). La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermathèque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie (de quatre à cinq ans).

reine d'abeille

 

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La Cire

9/2/2009

La sécrétion de la cire par les abeilles est indispensable pour la construction des rayons.

Les abeilles sécrètent de la cire à l’aide de leurs glandes cirières après avoir transformé les substances sucrées en particulier le miel. La cire possède une couleur et une odeur particulières ; ces caractéristiques sont liées à l’espèce des abeilles qui la produisent.

En général, la cire contient 92 à 95% de cire pure, le reste étant composé de propolis et de pollen. Le mélange de la cire pure avec la propolis et le pollen semble se produire au moment de la construction des rayons. La composition de la cire est particulièrement complexe ; elle contient des hydrocarbures saturés, des esters, des acides, des alcools et des substances colorantes.

Les usages de la cire sont nombreux. Dans l’antiquité Grecs et les Romains l’étendaient sur des tablettes sur lesquelles ils écrivaient avec un stylet ; ils utilisaient également la cire pour modeler les statues ou des peintures en relief, usage qui est encore assez répondu chez certaines peuplades. Les égyptiens quand à eux, utilisaient la cire en y ajoutant de la propolis pour embaumer le corps de leurs défunts. La cire est également utilisée à d’autres fins : pour faire briller les meubles et les parquets, pour préparer le cirage, des toiles cirées, de vernis, de la cire à cacheter, des mastics, des fleurs artificielles ; elle sert également en médecine , en aéronautique, en parfumerie.

La cire d'abeille est utilisée par les industriels de la cosmétique pour les produits de beauté comme les crèmes, les lotions, les onguents et les rouges à lèvres. Elle sert également à la fabrication de médicaments, des chandelles et parfois à l'imperméabilisation de certains matériaux comme le cuir. Elle est aussi autorisé comme additif alimentaire et porte le numéro E901.

la cire

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Einstein et les Abeilles

27/1/2009

Si l’abeille disparaissait du globe, l’humanité n’aurait plus que quatre années à vivre" (Einstein)





Ce serait une véritable catastrophe pour l’humanité ! La bio diversité souffrirait de la disparition de nos butineuses préférées. « 80 % des espèces végétales seraient menacées, entraînant la disparition d’un tiers de nos sources d’alimentation », explique Bernard Vaissière, du pôle pollinisation de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). En effet, la pollinisation est assurée à 80 % par les insectes, essentiellement par les 20 000 espèces d’abeilles existant sur Terre, dont 1 000 en France.
Aucun des autres pollinisateurs (mouches, papillons, fourmis…) ne les égale en raison d’une particularité : le corps des abeilles est hérissé de poils, qui capturent de grandes quantités de pollen. Autre supériorité: elles restent fidèles à une seule espèce végétale et assurent ainsi un brassage génétique entre les plants mâles et femelles.

 

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L'Amibiase

19/1/2009
L'amibiase est une maladie parasitaire de l'adulte, causée, elle aussi, par un protozoaire, Le Malpighamoeba mellificae Prell, qui parasite l'épithélium des tubes de Malpighi et entrave par la même la fonction excrétrice des abeilles.
Les symptômes de cette maladie et l'époque à laquelle elle apparait généralement sont identiques à ceux de la nosémiase.

Propagation
L'amibiase, à l'instar de la nosémiase,se propage d'une abeille à l'autre par ingestion d'alaiments (miel,pollen et eau) contenant les kystes du parasite.
les modes de propagations de ruche en ruche et de rucher en rucher sont identiques à ceux que nous avons décrits précedemment pour la nosémiase.

Traitement
Utilisez celui indéqui pour la nosémiase, mais l'action curative de la fumagilline n'est pas certainedans le cas de l'amibiase.


 
 

 

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Les Maladies

15/1/2009
Maladies des Abeilles

  
LE VARROA :

 

 

Varroa est un genre d'acariens parasite des abeilles. Il fait partie des causes possibles ou favorisantes du syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles
Les mâles vivent exclusivement dans les cellules du couvain de l'abeille,alors que les femelles se rencontrent aussi sur l'abeille adulte, dans et à l'extérieur de la ruche. Seules les femelles sont capables d'hiverner.
Le cycle de reproduction de Varroa se déroule exclusivement dans le couvain.
L'œuf est pondu dans une cellule par une femelle fondatrice qui y pénètre juste avant l'operculation et s'y laisse enfermer. Plusieurs femelles peuvent même se retrouver dans la même cellule.



 
LES DIFFERENTS TYPES DE LUTTE

Les moyens de lutte chimiques :

    
Classiques:

    Se sont les principes actifs synthétiques. Ils sont en nombre limité et comprennent le fluvalinate (
Apistan), l'amitraze (Apivar) En raison des coûts de développement il est peu probable que de nouveaux principes actifs entrent sur le marché. Il faut donc les préserver et utiliser une stratégie d'alternance pour limiter le développement des résistances.


    Naturels:

    Se sont des principes actifs chimiques naturels comme le thymol(Apiguard), l'acide formique et l'acide oxalique.  Ils sont généralement moins efficaces que les produits classiques.
   Rappelons que l'objectif n'est pas d'éradiquer le varroa des colonies mais de le maintenir à un seuil suffisamment bas pour qu'il ne nuise pas à la colonie.


 

La fausse teigne:


 

Elle est causée par un papillon qui contribue à l'affaiblissement de la ruche mais pas à sa mort.

   
Les symptômes :
  La maladie se caractérise par le soulèvement des nymphes d'abeilles qui apparaissent non operculées.
  C'est la chenille, stade larvaire du papillon, qui cause le plus de dégâts. Elle creuse des galeries dans les cadres et se nourrit de cire,de pollen et de cocons. Le papillon est aussi nuisible car en volant de ruche en ruche, il est vecteur de maladies contagieuses.

pour le traitement l'apiculteur peut employer le chlorobenzol et le B 401, il existe d'autres méthodes qui permettent de lutter contre les teignes sans laisser de résidus toxiques ou porter préjudice aux abeilles.


 



 
L'Acariose:

    C'est une maladie grave contagieuse causée par un acarien (
Acarapis woodi ) il parasite le système respiratoire de l'abeille.

   
Les symptômes :

- Affaiblissement de la colonie, dépopulation.
- Abeilles traînantes, incapables de voler.
- Abeilles accrochées aux brins d'herbes.
- Abeilles à l'abdomen gonflé.
- Des traces de diarrhée due à l'incapacité de vol

  
Traitements :

  On traite toutes les colonies du rucher quand les hausses sont enlevées. Le produit utilisé est le Folbex VA. Il s'applique en faisant brûler sans flamme des tickets fumigènes au moment où toutes les abeilles sont dans la ruche et en fermant le trou d'envol. Il faut traiter pendant 5 à 6 semaines.

   Utilisation de tickets fumigènes dans la ruche après obturation de toutes les issues.

   Contre l'acariose, limiter les causes favorisantes, la sélection,l'élimination des souches sensible à cette parasitose sont les meilleurs garant de la lutte contre cette épidémie très redoutable.



















La préparation

Je n’avais comme description de la pratique apicole à LABE que le récit fait par d’autres membres de l’ONG lors d’une précédente visite et la seule photographie d’une ruche tronc (horizontale).

ruche tronc

J’ai imaginé le reste en m’inspirant de mes lectures et bâti une stratégie en partant du principe qu’il n’y a pas d’apiculture productive sans l’usage du cadre mobile. Même si je découvre la présence de ruches « modernes » de type « KENYANE », il y a très peu de chance qu’on y utilise la relative mobilité des rayons sans cadre de cette ruche.
Sans cadre, pas de mobilisme et sans cire gaufrée, pas de cadres à bâtir… Or, d‘après la localisation de la république de Guinée, en Afrique, les abeilles présentes doivent être majoritairement issue de l’Apis mellifera adansonii qui se distingue de notre Apis mellifera mellifera par sa petite taille. J’ai découvert que l’on pouvait se procurer chez nos revendeurs de matériels apicoles des gaufriers à main … à la taille de l’abeille africaine, qui bâtit naturellement des rayons ayant 1000 cellules au dm² alors que nos abeilles se contentent de 850 cellules aux dm² (cellules d’ouvrières).
J’ai donc mis dans mes bagages ce gaufrier spécial Afrique, de la cire, un assortiment de tenues de protection et du petit matériel (enfumoir, filtres, fils, …).

Premier jour : La phase de découverte

Dès mon arrivée à LABE, l’équipe des apiculteurs me fait découvrir ses « ruchers », en fait, une dissémination de ruches dans les plus grands arbres de la brousse, voisine de leur village. Point de ruche tronc, que l’on ne rencontre que dans des villages très reculés, notamment en Guinée Forestière.

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ruche en paille
J.P Charon

Par contre beaucoup de ruches en paille et plusieurs kenyanes. La majorité des ruches suspendues dans les arbres n’est pas peuplée et attend la venue hypothétique d’un essaim vagabond, soit pratiquement 8 sur 10 !

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ruche kenyane
J.P Charon

Heureusement que l’abeille locale est assez essaimeuse mais je n’ai pas entendu dire que l’on capture des essaims pour les enrucher. Il est vrai que l’apiculteur africain ne sort qu’à la nuit tombée et que les essaims sortent généralement lorsque le soleil atteint son zénith.

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pose de ruche keyniane
J.P Charon

Le nombre de colonies en production dépend donc uniquement du bon vouloir des essaims que l’on sollicite en multipliant le nombre de ruches-pièges… Et il faut être particulièrement fort et leste pour suspendre les lourdes kenyanes et les ruches en paille aux hautes branches des rares grands arbres épargnés des ravages de la déforestation galopante qui alimente des marchands de bois de chauffage.

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ruche Dadant
J.P Charon

Sur un petit tertre trône une ruche qui a été du type DADANT-BLATT divisible.
Mes hôtes me racontent que cette ruche leur a été apportée par un apiculteur belge, il y a plusieurs année et que malgré les modifications apportées pour la rendre plus conforme à une exploitation en pleine brousse (solidarisation du plateau et des deux demi-corps, suppression des cadres du bas, suppression de la barrette inférieure des cadres du haut pour permettre une construction jusqu’en bas et surtout réduction de l’entrée à une fente d’un centimètre sur trois), cette ruche, pourtant garnie de cire gaufrée n’a jamais tenté un essaim en quête d’un logement à sa convenance. Ils me racontent également avec un peu d’ironie, qu’un autre apiculteur est venu avec une ruche Dadant… peuplée d’abeilles européennes. Placée dans l’environnement des abeilles africaines, la colonie intruse fut immédiatement attaquée par les abeilles indigènes et totalement anéantie en quelques minutes seulement ! Elle n’a pas eu le temps de s’hybrider, heureusement, mais elle a peut-être contaminé les abeilles locales par des virus ou parasites jusque là inconnus.
Ces mésaventures me confirment dans mes convictions : il faut aider les espèces locales à progresser mais surtout, ne pas vouloir les remplacer.

Deuxième jour : Les premiers enseignements

Le deuxième soir, on me propose de visiter une ruche en paille. Après un enfumage copieux aux feuilles sèches d’eucalyptus, la ruche est descendue de son arbre. Pour l’ouvrir, il faut retirer le fil de fer qui coud le disque de torons de paille de l’une des extrémités et faire sauter le ciment de bouse de vache qui assure l’étanchéité.

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rayons d’une ruche en paille
J.P Charon

Les rayons apparaissent, verticaux et suspendus aux parois du cylindre. L’absence totale de propolis me surprend. La propolis est d’ailleurs inconnue des apiculteurs de LABE.
Leur abeille n’utilise donc pas ce matériau aux si nombreuses propriétés ? L’origine de cette carence ne vient pas des arbres de la brousse, car j’ai vu les filaments de propolis en grande quantité lorsque l’on a ouvert devant moi une ruche en paille peuplée d’abeilles sans dard (mélipones). Dommage, car dans un pays qui manque de tout, la propolis aurait pu rendre bien des services.
Au cours de cette première visite de ruche, le manipulateur a travaillé avec seulement le visage protégé par un voile et bras nus. Il a été piqué à quatre reprises, sans réagir, ce qui m’a semblé relativement peu et non conforme à la réputation d’agressivité de cette abeille. Il est vrai qu’il faisait très sombre. Un peu à la manière de nos apiculteurs professionnels, cet apiculteur m’explique qu’il se fait volontairement et régulièrement piquer, pas seulement pour s’immuniser contre le venin mais surtout pour combattre le paludisme qui touche pratiquement toute la population. Il m’assure qu’ainsi il ne souffre jamais de cette maladie. J’ai retrouvé avec intérêt cette propriété du venin d’abeille que je ne connaissais pas dans une thèse récente (2005) qui mentionne son rôle inhibiteur dans le développement du parasite responsable du paludisme… Mais aucune posologie de traitement !

La douceur des abeilles constatée ce soir-là m’a surpris mais elle est principalement due à l’obscurité et à l’usage d’une fumée abondante (eucalyptus). L’agressivité de l’abeille africaine m’a été confirmée le jour de mon départ par l’annonce du décès d’un des notables de la ville. Il a succombé, au cours de sa promenade matinale, à une attaque massive d‘une colonie d’abeilles logée dans une ruche au fond de son jardin. Je ne sais pas qu’elle erreur il avait commise pour déclencher l’attaque (parfum, gestes, …).

Si la ruche ouverte ne présente pas de trace de propolis, elle ne manque pas de scarabées, le gros, mais surtout le petit -Aethina tumida- dont on redoute tant l’arrivée en France… Le taux de son infestation paraît assez bien régulé par les abeilles africaines et n’atteint jamais le niveau létal pour la colonie. Cependant, on ne le trouve pratiquement pas dans les ruches kenyanes.

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trou de vol d’une ruche keyniane
J.P Charon

La seule explication que j’en déduis serait l’impossibilité qu’il aurait de pénétrer dans ce type de ruches, hermétiquement closes sauf un trou de vol de 3cm sur 1cm de haut et dépourvu de planche d’envol, donc très facile à protéger des intrus.

Serait-ce la parade qu’il faudra adopter chez nous en cas d’infestation de ce redoutable dévoreur de rayons et pollueur de miel ?


Cours d'Apiculture tous niveaux (Dieulefit, Drôme Provençale)

 

Cours d'apiculture

 

 

Des cours pratiques et théoriques sont dispensés dans un rucher école (comment débuter en apiculture, visite de ruches, soins à apporter aux ruches tout au long de l'année, méthodes d'élevage, formation d'un essaim, ...).

Ces cours sont régulièrement organisés le samedi de mars à octobre, à Dieulefit, en Drôme Provençale.

La participation est gratuite, seules une adhésion à APIDEA et une assurance étant exigées.

 

 

Cadre d'élevage avec couvain et miel










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Avec l’installation d’une ruche à la Société Nationale d'Horticulture de France (SNHF), les terrasses de Paris comptent aujourd’hui 300 ruches.

 

Paris compte 300 ruches et des milliers de butineuses Avec l'installation d'une ruche sur la terrasse de la Société Nationale d'Horticulture de France (SNHF), les terrasses de la ville de Paris comptent désormais aujourd’hui 300 ruches.

 

Etaient présents à l’inauguration de l’installation de la ruche : Daniel Alleton, secrétaire général de la Société Nationale d’Horticulture de France, Jean-Vincent Placé, président de Naturparif, Henri Clément, président de l’Union Nationale de l’Apiculture Française et Claude Cohen, président de l’Association des Apiculteurs d’Ile-de-France.

 

L’abeille joue un rôle essentiel dans l’équilibre de l’espèce végétal et le maintien de la biodiversité puisque 80% des plantes sont pollinisées par les abeilles. 35% de la quantité de notre alimentation dépendent de la pollinisation des abeilles.

 

Le taux de mortalité des abeilles a considérablement augmenté depuis plus de 10 ans puisqu’on atteint 30 à 40% de décès par an en France.

Les causes de ces décès sont multiples :

  • l’utilisation de produits phytosanitaires. Leurs impacts sont mal évalués et l’UNAF souhaiterait une homologation plus rigoureuse.
  • les problèmes sanitaires
  • le bouleversement climatique
  • l’évolution de l’agriculture vers la monoculture et la disparition de cultures comme le sainfoin ou le trèfle qui favorisaient la venue d’abeilles.

A travers le programme « L’Abeille, Sentinelle de l’Environnement », Naturparif, initiateur du partenariat et la SNHF, logeur de la ruche, s’engagent auprès de l’UNAF pour la préservation des abeilles et le maintien de la biodiversité en région Ile-de-France.

 

Ce printemps, la SNHF espère près de 50.000 abeilles et une belle récolte de miel.



Voir aussi :
 - Les dents de la mer en Bretagne?
 - LA MONUC va transférer des jeunes gorilles prés de la réserve naturelle de Tayna

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  • 1 - Le miel

 

Le miel est extrait des diverses substances sucrées récoltées, tel que le nectar des fleurs dites mellifères (la courte langue de l'abeille ne lui permet pas de butiner toutes les variétés de fleurs), ou le miellat produit par les pucerons ou la cochenille à partir de la sève des arbres, et notamment des sapins. L'abeille l'élabore dans son jabot lors de son vol de retour à la ruche, grâce à une enzyme qui transforme le saccharose en glucose et en fructose. Arrivée à la ruche, la butineuse régurgite le nectar que recueille une receveuse. Commence alors un long travail de manipulation, destiné à déshydrater cette ébauche de miel afin d'assurer sa conservation. Pour cela, il est déposé par fines pellicules sur la paroi interne des cellules, et est ventilé par les ouvrières pour provoquer l'évaporation de l'excédent d'eau. Lorsque le miel a atteint le degré d'humidité requise, il est transféré dans d'autres alvéoles qui seront operculées.



Centrifugeuse pour l'extraction du miel
Reproduction et utilisation interdites

Les saveurs, les couleurs et les aspects des miels peuvent avoir des origines très diverses. Un miel mono floral est produit à partir d'une seule variété de plante, tandis que les autres, qui mélangent les espèces, sont dits « toutes fleurs ». Le miel présente un grand intérêt nutritionnel, et ses vertus sont nombreuses. Il est principalement bactériostatique, c'est-à-dire qu'il ne tue pas les bactéries mais empêche leur développement, et cicatrisant.

 

  • 2 - La gelée royale

 

Cette substance est produite par les ouvrières pendant leur stade de « nourrices ». D'une teinte laiteuse, la gelée royale constitue la nourriture exclusive de toutes les larves jusqu'au cinquième jour de leur vie, et de la reine pendant toute son existence. La confection naturelle de cette substance est de faible proportion, car les abeilles n'en produisent que la quantité nécessaire à leurs propres besoins. Son exploitation fait l'objet d'une technique très particulière (extraction de la gelée à l'aide d'une pipette à aspiration).



Expériences d'addition de pollen dans des cellules d'abeilles "Evylaeus calceatus". Les deux cellules ont reçu du pollen additionnel. Le pain d'abeille supérieur pèse 53,1 milligrammes, le pain d'abeille inférieur pèse 72,6 milligrammes. Le poids moyen d'un pain d'abeille de première couvée est d'environ 44 milligrammes.
© Plateaux Luc - CNRS laboratoire: URA1293
© CNRS Photothèque
Reproduction et utilisation interdites

 

 

Composée de diverses substances balsamiques, gommeuses et résineuses, la propolis est récoltée sur les parties de végétaux exsudant des sucs poisseux : résine, sève… Additionnée de cire et de sécrétions salivaires, elle subit des modifications afin de servir de mortier pour le colmatage et l'étanchéité de la ruche, où l'asepsie et la consolidation des rayons. La propolis constitue un excellent vernis désinfectant qui est appliqué à l'intérieur des alvéoles avant que les œufs n'y soient déposés. Elle est également employée pour la momification des corps d'animaux intrus, trop lourds pour être évacués de la ruche, et empêche leur décomposition.

 

  • 4 - La cire

 

La cire est produite par les glandes cirières de jeunes abeilles et sert à construire les alvéoles dont l'assemblage forme les rayons de la ruche. Quoique sa densité et sa donc sa résistance soient très faibles, la substance est inoxydable et insoluble dans l'eau. Jadis elle était employée pour la confection des chandelles. De nos jours elle est utilisée en cosmétique et en pharmacie.

 

  • 5 - Le pollen

 

Le pollen est l'élément fécondant mâle d'une fleur qui se trouve sur les anthères des étamines. Il doit être déposé sur le pistil pour que la plante soit fécondée. Il entre dans la composition du miel, et sa nature (forme, taille, couleur) permet d'identifier la plante dont il est extrait grâce aux techniques de la mélissopalynologie. Les butineuses le récolte à l'aide de la « brosse à pollen » placée sur la face interne du métatarse, et « peignent » les grains minuscules dispersés sur les poils de leur corps, pour les amasser dans la corbeille à pollen située sur la face externe du tibia de la patte opposée.



Pollen de plusieurs plantes : tournesol (Helianthus annuus), Ipomea purpurea, Sildalcea malviflora, Lilium auratum, onagre (Oenothera fruticosa) et rincin commun (Ricinus communis). pollen image noire

Pour recueillir le pollen, les apiculteurs ont conçu une grille appelée « trappe à pollen » placée à l'entrée de la ruche. Lorsqu'elles y pénètrent, les ouvrières passent au travers d'étroites ouvertures, provoquant la chute d'une partie de la pelote. Seuls 10 % de la matière est prélevée car le reste est indispensable à la croissance de la colonie. Elle constitue la nourriture protéinique nécessaire à la croissance du couvain. Le pollen entre dans la fabrication de certaines préparations médicales et agit efficacement en tant que fortifiant.




 

L'apithérapie consiste à traiter les maladies à l'aide des produits de la ruche, et ceux sécrétés par l'abeille elle-même. Miel, gelée royale, propolis, pollen et même venin, composent cet arsenal thérapeutique surprenant.

  • La gelée royale est utilisée pour stimuler le métabolisme, les systèmes cardio-vasculaires, digestifs, immunitaire, endocrinien et nerveux.
  • Le pollen constitue un complément alimentaire inégalé, sert à traiter les allergies et améliore la mémoire des personnes âgées.
  • La propolis est indiquée pour traiter les plaies de la muqueuse buccale comme les aphtes et les gingivites. Elle prévient des infections virales et bactériennes, et protège les voies respiratoires des inflammations. Au Japon, certains extraits spécifiques servent à lutter contre des pathologies lourdes, tel que le cancer.
  • Le venin permet de soigner les affections rhumatismales, les arthrites, certaines infections et la sclérose en plaque. Il peut être administré en baumes, comprimés ou gouttes, mais peut aussi entrer en combinaison avec un traitement par acupuncture. L'apitoxine est alors injectée directement, soit en la déposant sur le point d'acupuncture, soit par imprégnation de l'aiguille dans une solution.

Méconnue dans notre pays, l'apithérapie pourrait-elle devenir une solution de médecine naturelle palliative ?

 

L'abeille, sentinelle écologique - 01/02/2007

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L'abeille africaine, apis mellifera scutellata, est également appelée « abeille tueuse ». Originaire de Namibie dans le Sud-Ouest de l'Afrique, elle doit sa mauvaise réputation à son extrême agressivité.

Cette espèce a pris pied au Brésil en 1957, et de là, à raison de 300 à 500 km par an, a colonisé une grande partie de l'Amérique du Sud, l'Amérique Centrale et le Sud des Etats-Unis. Ce processus a débuté un an plus tôt, lorsque pour améliorer le rendement de ses ruches, le Brésil importa quelques reines africaines. Pour les spécialistes, ces abeilles semblaient les plus aptes à supporter le climat local, au contraire des abeilles européennes moins résistantes au climat tropical.

Malheureusement, lors de diverses manipulations, 26 reines s'échappèrent accidentellement du centre expérimental de la région de São Paulo chargé de les étudier. Ce fut le début de l'invasion.

Ces abeilles sont plus réceptives aux perturbations environnementales et plus agressives que leurs cousines d'Europe. Elles ont réussi à franchir la barrière naturelle des zones désertiques des états nord américains, en pratiquant des haltes dans les villes, où elles peuvent trouver tout ce qui leur est nécessaire pour survivre : des jardins et des parcs plantés de fleurs à nectar, des piscines et des arroseurs pour l'eau, ainsi que d'innombrables anfractuosités pour construire leurs ruches. Cette promiscuité avec les hommes pose un grave problème de sécurité car depuis l'évasion des reines africaines, l'on dénombre plus d'un millier de victimes ayant succombés à des envenimations mortelles consécutives à des attaques, dont plus de 400 pour le seul Mexique.

Ce n'est pas tant le poison qui est dangereux, car il ne contient pas plus de toxine que le venin des abeilles européennes, mais le nombre de piqûres que peuvent infliger ces insectes. Lorsque les abeilles sont énervées par des odeurs et des sons qui les incommodent, elles partent en reconnaissance pour identifier la source de leur colère. Quand la première butineuse découvre l'intrus, elle passe a l'attaque et pique. Comme apis mellifera mellifera, elle perd son dard et sa poche à venin. Mais l'organe qui pend au bout de l'ardillon planté dans l'épiderme, continue à émettre des phéromones d'alarme qui attirent toutes les butineuses de la ruche, désignant ainsi la proie à abattre. Et là où seules quelques abeilles européennes auraient harcelé la victime, les abeilles africaines s'acharnent en grand nombre.

L'abeille africaine ressemble morphologiquement aux différentes espèces d'abeilles européennes, mais là s'arrête la comparaison.

Physiologiquement elle est plus résistante aux maladies ou aux mauvaises conditions atmosphériques (elle vole par mauvais temps) que son homologue, et sa fécondité est plus importante. Elle essaime plusieurs fois dans l'année pour faire face à des périodes de crises : pénurie de nourriture ou d'eau, produit plus de miel et est plus acharnée à combattre les intrus. Ces facultés lui permettent de coloniser les ruches d'abeilles plus pacifiques, et à terme d'en modifier les populations. Ces hybrides naturels possèdent les mêmes caractéristiques que leurs parents. Les apiculteurs qui, malgré eux, ont vu les populations de leurs ruches se transformer, ont été contraints de s'adapter au mauvais caractère de ces nouvelles résidentes. Il n'existe aucun moyen d'éradiquer la menace représentée par apis mellifera scutellata qui est le type même de l'espèce invasive.

Actuellement, dans sa région d'origine la Namibie, apis mellifera scutellata doit faire face à l'invasion d'une espèce originaire du Cap : apis mellifera capensis, qui agit en parfait parasite depuis le stade larvaire jusqu'au statut de pseudo reine, et qui décime les ruches de scutellata.

Pour en savoir plus et remerciements

Nous adressons nos plus vifs remerciements à Bruno Didier, Alain Fraval et Robert Guilbot de l'OPIE , à Sarah Entzmann, aux membres de l'Association Apicole de Guebwiller (68), ainsi qu'à l'UNAF pour leur contribution.

L'Opie (Office Pour les Insectes et leur Environnement), basé à La Minière BP 30 – F - 78041 Guyancourt Cedex, diffuse la revue trimestrielle « Insectes ».


 

A lire également, la rubrique « En épingle » du site de l'Opie, hébergé par l'Inra.

L'UNAF (Union Nationale de l'Apiculture Française) 26 rue des Tournelles F – 75004 Paris publie la revue Abeilles et Fleurs – Revue Française d'Apiculture. Elle est à l'origine du projet « abeilles sentinelles de l'environnement ». 

 

 
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