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                   le miel 


Douceur exquise aux parfums, à la couleur et la texture variés, si vous êtes amateurs vous savez sans doute que les abeilles stockaient déjà le miel bien avant l’apparition de l’homme sur terre !

 

Le miel

Certains animaux, notamment les primates, savaient néanmoins prélever le miel dans le nid en y trempant tout simplement un bâton. Quant à la première représentation connue de l’homme en relation avec des abeilles, elle date de -12 000 ans environ, et a été retrouvée à Valence en Espagne sur une peinture rupestre. Le passage à la domestication des abeilles n’a pu être clairement identifié même si l’on sait que c’était une pratique répandue en Egypte vers 2400 ans avant JC et surtout chez les grecs et les romains. C’est Charlemagne qui réglementa l’élevage des abeilles et au moyen-âge les seigneurs disposaient d’un droit de prélèvement d’une part de la récolte. Vers le XIVème et le XVème siècle, certains forestiers appelés “les bigres” étaient chargés de regrouper les essaims sauvages en vue de leur élevage, dans “les bigreries” ou “hostels aux mouches” , d’ailleurs encore aujourd’hui dans nos campagnes le petit nom de “mouche” est quelquefois donné aux abeilles.

Aujourd’hui on connaît bien l’organisation de la ruche, le mode de reproduction et de travail des abeilles et on sait sélectionner les lieux d’élevage en vue d’une production particulière, ce qui n’enlève rien au travail fabuleux de ces sacrées p’tites bêtes, symbole de la royauté (reine entourée de ses servantes), dont on trouve de très jolies broderies ou bijoux sur les costumes napoléoniens par exemple.

Mais venons-en au fait : comment donc nos belles demoiselles en arrivent-elles à la fabrication de ce doux produit ?

Les abeilles butineuses, par définition, sont celles chargées de chercher la nourriture nécessaire à l’élevage et à l’épanouissement des larves pondues par la reine. Inlassablement, elles vont alors récolter nectar (un peu comme un sirop sucré fabriqué par la fleur à partie de la sève), pollen ou miellat. Elles rentrent ensuite à la ruche et transmettent de bouche à bouche cette récolte à leurs comparses. Au bout de la chaîne, après évaporation de l’excédent en eau et transformation chimique, c’est du miel qui est stocké dans les alvéoles, recouvertes d’une fine opercule de cire une fois pleines. Tout ce stock sert de réserve à la ruche pour son fonctionnement, c’est pourquoi l’apiculteur, afin de préserver son élevage, ne doit prélever que la partie excédentaire du miel produite par la colonie. C’est celle contenue dans la “hausse” de la ruche, d’excellente qualité. Pour récolter le miel, on retire donc les cadres de la hausse puis on y enlève la fine couche de cire à l’aide d’un couteau à désoperculer, on les place ensuite dans un extracteur qui les fait tourner à grande vitesse. La force centrifuge permet ainsi de récupérer le miel. Il est filtré puis placé au repos pendant 48h dans une cuve appelée “maturateur”. Là, le miel décante, les bulles d’air et la cire remontent à la surface, l’écume récupérée pourra servir de nourriture aux abeilles. Il peut alors être mis en pot et se conserver plusieurs années. Tout comme le lait, il peut également être pasteurisé avant la mise en pots afin d’en éliminer toutes les impuretés et d’éviter toute macération. La couleur et la consistance du miel ne dépendent que de l’espèce florale butinée, ainsi plus le miel est riche en glucose plus il se cristallise. Quant à la période de récolte elle dépend de la période de floraison de l’espèce butinée !

Quant aux miels dits “de sapin”, ils ne sont pas bien-sûr issus de fleurs mais du miellat.
Le miellat est une substance produite par des insectes (cigales, cochenilles et surtout pucerons) qui perforent les tissus de la plante jusqu’à la sève. Celle-ci passe dans leur estomac et subit des transformations dans leur tube digestif puis est rejeté en miellat. C’est cette substance que récoltent les abeilles pour à leur tour les transformer en miel.

En dehors du miel, les abeilles fabriquent dans la ruche de vraies merveilles !

• Le pollen qu’elles récoltent dans les fleurs, sur leur appareil reproducteur. Il constitue pour l’abeille sa principale source de protéines nécessaire à son développement. Elles ramènent le pollen à la ruche sous forme de pelotes fixées à leurs pattes arrières. Ces pelotes sont formées grâce à l’accumulation de centaines de milliers de grains de pollen.

• La cire est sécrétée par des glandes de l’abeille et sert à la fabrication des alvéoles qui abriteront les larves et les stocks de nourriture. On estime que pour la fabrication d’un kilo de cire, l’abeille doit se nourrir d’environ 10 kilos de miel.

• La gelée royale est une autre sécrétion d’une glande des ouvrières, elle ressemble à une bouillie blanchâtre et est destinée aux très jeunes larves. On la trouve en quantité beaucoup plus importante dans les cellules royales, là où sont élevées les futures reines dont c’est d’ailleurs la nourriture exclusive durant toute leur existence. Seules les larves qui la reçoivent en abondance peuvent évoluer en femelles parfaites, en reine, celles qui en sont privées au bout de trois ou quatre jours deviennent ouvrières !

• La propolis est une résine végétale que l’on trouve sur les bourgeons ou les écorces de certains arbres. Elle est récoltée par les abeilles et mélangée à de la salive puis transportée dans les poils de leurs pattes. Elles sert à colmater des ouvertures du nid ou à embaumer certains cadavres introduits dans la ruche, ce qui évite leur décomposition. La propolis est très recherchée pour ses propriétés bactéricides, anesthésiantes et analgésiques même si son emploi le plus courant reste la fabrication de vernis. A ce propos, petite merveille, on dit que la sonorité extraordinaire des violons fabriqués au XVIIIe siècle réside en partie dans la qualité des vernis à base de propolis qui les recouvrent

 
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