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  Abeilles et nourrissements
 
Abeilles et nourrissements

Divers nourrissements

L’aide au nourrissement doit être minimisé. Le nourrissement peut être nécessaire en cas de disette grave, quand les cires sont sèches, comme en fin d’hiver, il est alors utilisé à part égale eau/sucre à petite dose (1 l, 1,5 l par semaine) plusieurs fois si la situation le demande. C’est un sirop stimulant qui est peu stocké mais consommé.

Il est bon de réfléchir à l’objectif spécifique du nourrissement qui déterminera la marche à suivre :

  • Les quantités employées.

  • Les fréquences.

  • Les concentrations en sucre.

Il est certain que les sucres d’apports « boostent » la colonie, mais l’énergie produite pour transformer les sucres composés réduirait considérablement l’activité de certaines glandes comme les glandes hypopharingiennes.

Les conséquences directes sur l’élevage du couvain sont significatives par dépréciation de la gelée royale.

Les nourrissements massifs avant l’hiver sont aussi déconseillés et bien sûr, surtout au printemps.

Préparation

La préparation du sirop à part égale est très simple. La progression du rapport eau, +sucre/sirop est constante et proche du nombre d’or. Le calcul en est simplifié.

Donc pour 1 l+1 kg = 1,62 l de sirop. Il suffit de prendre une des deux unités choisies volume (eau) ou poids (sucre) et de la multiplier par 1,620 et nous obtenons alors le volume de sirop et inversement si on démarre par la quantité de sirop en divisant.

Prophylaxie

De plus en plus ce terme qui désigne l’ensemble des moyens médicaux mis en œuvre pour réduire l’impact des maladies englobe les moyens techniques qui prennent une place de plus en plus importante dans cette lutte permettant une prévention accrue.

Méthode et Apiforme

L’aide alicamentaire avec Apiforme signe une nette amélioration dans les moyens prophylactiques. Cet apport peut se faire à la ruche avec quantité appropriée ou au rucher avec comme base 2 L de sirop + Apiforme par ruche, placé dans des récipients extérieurs exemple des seaux de 10 l ou 20 l.

Soit par exemple un seau de 20 l rempli à partir de 10 kg de sucre + 10 l eau = 16,20 l de sirop dans un rucher composé de 8 ruches.

Autre exemple pour un rucher de 5 ruches :

5 ruches x 2 l = 10 l de sirop : 1,62 = 6,20. Donc 6,2 kg de sucre et 6,2 l d’eau pour 10 l de sirop.

Le produit Apiforme peut être distribué à raison de 10 ml par ruche pour 2 l de sirop soit dans l’exemple pour 8 ruches = 16 L sirop = 80 ml Apiforme ou 8 cl l’équivalent d’un petit verre ballon à vin.

Matériaux

Divers matériaux sont possibles pour cet emploi, voici une méthode simple et efficace.

Un seau de 20 l alimentaire permettra de traiter suivant son remplissage de 9 à 10 ruches ou moins.

On pose un tapis de salle de bain (genre éponge trouée) découpée en cercle d’un diamètre inférieur de 1 cm du fond du seau. Cette éponge flottante s’enfonce légèrement sous le poids des abeilles sans qu’elles se noient. Les parois intérieures du seau sont recouvertes d’un morceau de grillage plastique, très utile car les différentes huiles essentielles composantes du produit rendent les parois glissantes pour les abeilles.

Ce système de pose (1 seau ou plusieurs) extérieurs aux ruches (15 à 20 m) facilite la prise de sirop par les abeilles, ainsi chacune de ces ruches récupère le fruit du travail de ses butineuses.

Très peu de mortalités sont observées et la prise de sirop est très rapide. Quoi qu’il en soit le produit Apiforme incorporé dans le sirop permet à celui-ci de se stabiliser, et aucun champignon ou autre bactérie n’apparaît pendant des semaines….

L’eau et les abeilles

Les abeilles consomment beaucoup d’eau au printemps et ce jusqu’en été. A part une période pendant l’élevage du couvain ou les abeilles cherchent de l’eau polluée, celles-ci s’abreuvent dans les cours d’eau, les réserves, les citernes etc… L’eau qui coule au goutte-à-goutte sur un plan incliné à partir d’une cuve ou d’un seau assure une bonne solution.

Récipients

Voici une autre méthode encore plus simple et plus performante.

Dans un seau (10, 20, 30 l etc.) rempli d’eau, déposer environ 5 à 10 cm de sphaigne du Chili, sèche, sur toute la surface du récipient. Celle-ci se gorge complètement ( plusieurs fois son volume) et reste en suspension pendant des mois. Cette piste d’atterrissage convient particulièrement aux abeilles.

La sphaigne du Chili est employée en production bio, horticulture, jardinage, convient aussi en bio-dynamie car cette « peat moss » est pratiquement imputrescible, antifongique, antibactérienne, au Ph acide (4,5 à 5), et complètement naturelle. Elle permet de conserver des eaux propres pendant des mois, et nettoie même des eaux d’été pleines d’algues (région sud-est). L’eau reste potable pendant des mois, on a pu seulement trouver quelques champignons au bout de 2 ans.

Les eaux de pluie ainsi stockées restent de très bonnes qualités, et ce bénéfice lié à la dépollution de l’eau se retrouve sur le couvain et sur l’ensemble de la colonie.

Il reste encore beaucoup de travail a réaliser pour appréhender tous les problèmes qui lient les apports d’eau dans la ruche, la santé des abeilles, du couvain, et l’impact sur les reines. La seule certitude malheureusement, plus de la moitié des eaux de surface sont pollués, connaissant les quantités énormes d’eau nécessaire aux ruches, nous voyons mal comment aucune incidence pathogénique serait possible.

Posologie et pratique du nourrissement Apiforme

Le nourrissement Apiforme se fait deux fois l’an, de préférence au début du printemps et en fin d’été ou début d’automne. Ces deux périodes sont concomitantes aux changements physiologiques de l’abeille : quand elle prépare son hivernage en stockant son énergie, et au démarrage du printemps quand elle libère son énergie.

Le nourrissement Apiforme est aussi très bénéfique pour les essaims et facilite grandement leur démarrage. On pourra appréhender le nourrissement d’un rucher entier en extérieur (1) et par ruche soit au nourrisseur couvre-cadre ou autre (2) :

  1. Des seaux de 20 ou 40 l font très bien l’affaire, on pose un grillage plastique contre les parois intérieures, et un matériau éponge ou liège sur le sirop. Le grillage est nécessaire car le sirop apiforme est rendu très gras avec les huiles essentielles. On emploie 2l de sirop avec 12ml d’apiforme par ruche. Exemple pour un rucher de dix ruches, on remplirait un seau de 40l avec 20L de sirop à par égale en mélangeant 12,5 kg de sucre et 12,5l d’eau. Il faudrait ajouter 120ml du produit apiforme. La prise de sirop est très rapide et pour éviter des mortalités d’abeilles noyées nous employons avec succès la sphaigne du Chili comme piste d’atterrissage flottante sur le sirop. Une épaisseur de « peat moss » sèche de 5cm environ va rapidement doubler de volume en se gorgeant de liquide. Cette sphaigne peut aussi conserver l’eau dans les seaux servant d’abreuvoirs au rucher. Ce dispositif doit être réalisé deux fois l’an aux périodes précitées. A noter que le sirop ainsi amélioré ne se dégrade pas et se conserve tel quel très longtemps.

  2. Le nourrissement par colonie permet dans un même rucher de différencier les ruches traitées ou non, de pouvoir comparer ainsi des lots. Il permet de toute façon de cibler d’une manière plus précise l’emploi de ce produit. On utilise donc 12ml apiforme plus 2l de sirop à part égale avec un nourrisseur adéquat. La prise est tout aussi rapide que l’apport extérieur.

Ce produit ne booste pas seulement les ruches à court terme comme peuvent le faire certains produits du commerce mais profite à long terme en renforçant par ces composants naturels,le couvain, et l’abeille par reconstitution de son bol alimentaire.

Les effets potentiels souhaités, seront ils à la hauteur de nos espérances ?

  • réduction de la quantité de varroas, seuil d’infestation maintenu avec seulement un ou deux traitements ponctuels,

  • réduction des autres pathologies secondaires,

  • augmentation de la production de miel.

 
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